Deux ans après le départ de l’ancien président du Biarritz Olympique, Jean-Baptiste Aldigé, le dossier de deux Land Rover prévus dans l’acte de cession du club reste bloqué. Une situation qui coûte 1 500 euros par mois au BO.
Deux ans après le changement de gouvernance au Biarritz Olympique, le dossier des deux Land Rover attribués à l’ancien président Jean-Baptiste Aldigé reste au point mort. Prévue dans l’acte de cession signé en avril 2024 par les repreneurs du club, la transmission des deux SUV n’a jamais été totalement finalisée, selon Sud Ouest.
Un coût mensuel de 1 500 euros pour le club
Le document prévoyait que l’ancien dirigeant bénéficie de la “pleine propriété” des véhicules, sous forme “d’avantage en nature”, avec régularisation financière avant fin juin 2024. Mais depuis, les discussions se sont enlisées. La direction évoque notamment une estimation jugée trop basse des véhicules, tandis que Jean-Baptiste Aldigé souligne que le montage envisagé aurait généré d’importantes charges pour le club comme pour lui.
Dans les faits, un premier véhicule a été acheté par le club pour environ 100 000 euros, sans que la carte grise ne soit transférée au nom de l’ancien président. Pour le second, la situation reste encore plus floue. Le véhicule demeure en leasing, toujours réglé par le Biarritz Olympique, pour un coût mensuel dépassant 1 500 euros.
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Le club, désormais présidé par Cyril Arrosteguy, souhaite clore un dossier qui oblige chaque année à constituer une provision demandée par l’Autorité de régulation du rugby. De son côté, Jean-Baptiste Aldigé réclame l’application stricte des clauses prévues lors de la vente. Il veut que les deux SUV lui soient pleinement transférés, avec cartes grises à son nom, selon nos confrères.
Des contraventions qui ajoutent à l’embarras
Le litige a également généré plusieurs contraventions liées aux véhicules, ajoutant à l’embarras des dirigeants. Jean-Baptiste Aldigé assure les payer. Faute d’accord amiable, une procédure a été engagée devant le tribunal de commerce à l’initiative de l’ancien propriétaire Louis-Vincent Gave. Les différentes parties espèrent encore trouver une issue négociée, dans un contexte financier tendu pour le club basque.

