L’intersyndicale de Fibre Excellence appelle à un rassemblement le 9 avril devant l’usine de Saint-Gaudens. La présidente de Région Carole Delga, attendue sur place dans la matinée, doit rencontrer le Premier ministre à Matignon l’après-midi.
L’intersyndicale de Fibre Excellence lance un nouvel appel à une mobilisation générale ce jeudi 9 avril de 8 h à 17 h devant le site de Saint-Gaudens. Le mouvement invite salariés, citoyens et acteurs locaux à se rassembler pour défendre les intérêts des salariés des sites de Saint-Gaudens et de Tarascon (Bouches-du-Rhône).
Ce nouveau temps fort social intervient dans un contexte de fortes incertitudes pour l’industriel papetier, récemment mis en vente par son actionnaire et toujours menacé par un possible redressement judiciaire.
Carole Delga attendue à Matignon
La mobilisation se tiendra en présence de Carole Delga. La présidente de la Région Occitanie participera au rassemblement dans la matinée, avant de se rendre à Matignon dans l’après-midi pour y rencontrer le Premier ministre. Quelques jours plus tôt, elle lui avait adressé un courrier pour alerter sur l’urgence de la situation et demander la mise en œuvre de solutions concrètes.
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Dans cette lettre, elle évoque une situation “désormais critique” et déplore l’absence d’avancées concrètes malgré de nombreuses réunions. Elle pointe notamment le manque d’examen des solutions proposées, comme l’ajustement du tarif de rachat de l’électricité ou un soutien financier structurant, estimant qu’un simple signal de l’État pourrait suffire à débloquer des investissements. Carole Delga critique également l’annonce d’un soutien public de 150 millions d’euros, estimant que cette aide ne répond pas aux problématiques réelles de l’entreprise et décidé sans concertation.
La présidente du conseil régional a de nouveau exprimé son inquiétude face à ce qu’elle qualifie de “manque de volontarisme politique”, évoquant un risque imminent de basculement en redressement judiciaire dès le 15 avril. Une échéance qui pourrait entraîner, selon elle, “la perte de centaines d’emplois et d’un savoir-faire industriel clé pour la souveraineté du pays”. Elle appelle ainsi l’État à agir rapidement pour éviter une issue qu’elle juge “incompréhensible” au regard des ambitions affichées en matière de réindustrialisation.

