Pendant les journées portes ouvertes du lycée agricole, deux groupes d’élèves en BTS vont présenter leur projet : l’un portant une ambition humanitaire à l’égard des habitants du Cameroun, l’autre plus local visant à redorer l’image des agriculteurs.
Samedi 14 février, de 9 heures à 17 heures, le lycée agricole de Pamiers ouvre ses portes au public, et à la solidarité. Cette journée sera présentée par des élèves de l’établissement, qui auront le plaisir d’exposer deux projets qui leur tiennent à cœur. Le premier groupe sera en lien avec l’actualité des dernières semaines.
“Les agriculteurs et agricultrices jouent un rôle vital : ils nourrissent la population, façonnent nos paysages, perpétuent des savoir-faire uniques et maintiennent la vitalité de nos territoires. Il devient urgent de réhabiliter l’image de ces femmes et hommes, et de redonner fierté et reconnaissance à leurs métiers”, estiment les jeunes en charge de poursuivre le projet de la marque “I Love Paysan”, lancé en 2020 lors du Trophée national des lycées agricoles.
À travers des t-shirts, des tasses ou des bérets, ils souhaitent afficher cette passion qui nourrit les gens, et depuis peu mettre l’accent sur l’intégration des femmes à l’agriculture. La marque “I Love Paysanne” a cet objectif. Le 11 mars, l’équipe organise une conférence autour de témoignages de femmes intégrées au secteur, avec la présence de la vice-présidente de la chambre d’agriculture ou encore une ancienne miss agricole. Lors des journées portes ouvertes, l’occasion de mettre en lumière cette initiative sera donnée aux étudiants, qui pourront présenter un autre projet d’envergure.
La jeunesse appaméenne au soutien du Cameroun
Le projet “l’écho de la forêt : ensemble pour un avenir meilleur”, visant une portée humanitaire au Cameroun, est une autre pousse plantée au lycée agricole. Actuellement, les pygmées Baka ainsi que les autres habitants de la tribu font face à des tensions internes, principalement liées à l’utilisation d’un lieu de rassemblement non neutre.

“Ce lieu, étant privé, ne garantit pas un accès équitable, et son propriétaire y exerce une forme d’autorité qui accentue les inégalités”, explique le groupe de six étudiants. Leur objectif est de créer sur place un espace communautaire et neutre, avec pour but d’apporter un soutien sur différentes difficultés rencontrées sur les lieux, comme la question des maladies sexuellement transmissibles, à travers des ateliers. “Nous sommes convaincus que toute évolution, même minime, passe souvent par l’échange, la compréhension mutuelle des cultures et des discussions autour des pratiques de chacun. Notre objectif principal est de créer des liens avec les jeunes Baka, dès l’amont du départ mais aussi à notre arrivée sur place”, expliquent les jeunes.
Lors de la journée portes ouvertes, ce sera l’occasion de partager les savoirs collectés au grand public, et de prouver que la création de projets d’envergure peut se concrétiser depuis Pamiers. En tout cas la preuve matérielle existe déjà. “On a pris nos billets d’avion, on va sur place dans une semaine”, annonce Alice Estebe, membre du groupe.

