En Iran, faire le plein ne coûte presque rien avec un litre d’essence qui coûte 1 centime d’euro.
C’est un prix extrêmement bas. En Iran, l’essence est à un centime d’euro le litre alors que le salaire moyen est de 170 euros par mois et le salaire minimum est de 85 euros. Les autorités iraniennes n’appliquent pas de pondération par le niveau de vie sur place, ce qui fait que le pays pratique le prix de l’essence le moins cher du monde, devant la Libye et le Venezuela, rapporte Le Figaro.
L’État fixe les tarifs par décret et absorbe lui-même la différence avec les coûts réels. Le système fonctionne par quotas mensuels par véhicule. Les soixante premiers litres sont vendus à 15 000 rials, soit un centime d’euro. Les cent litres suivants à 30 000 rials, soit deux centimes. Au-delà de 160 litres par mois, le tarif monte à 50 000 rials, toujours à peine trois centimes le litre. Ces seuils visent officiellement à contrôler la consommation et à lutter contre la contrebande.
Une facture colossale
Cette politique n’est pas sans conséquences économiques. “Le sous-tarif des combustibles fossiles implique que les gouvernements renoncent à une source précieuse de recettes dont ils ont cruellement besoin et affaiblit les objectifs de réduction des inégalités et de lutte contre la pauvreté, puisque la majeure partie des avantages d’un prix artificiellement bas bénéficie aux ménages les plus aisés”, expliquait un rapport du FMI daté de 2023.
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“Avec des prix très bas, les gens ont tendance à surconsommer, analyse Nader Itayim pour le quotidien. C’est pourquoi, malgré une forte production d’essence, le pays s’est retrouvé pendant des années sur le point de devenir importateur net.”
Avec la guerre et les menaces de Donald Trump de frapper des installations pétrolières à partir de ce mardi 7 avril à 20 heures, cela pourrait affaiblir durablement les capacités énergétiques des Iraniens.

