Daniel Mendelsohn, photographié à Paris le 9 mars 2026 MATHIEU ZAZZO POUR LE NOUVEL OBS
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Il y pensait depuis quelques années : s’installer en France. C’est maintenant chose faite, puisque le plus éminent professeur de littérature classique aux Etats-Unis, qui enseigne au très chic Bard College, vient d’acquérir une maison en Normandie. Dans le livre d’entretiens qu’il publie au Seuil, il revient sur les sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur : le thème de la perte, la vie après la Shoah, l’identité et l’exil, sans oublier sa relation avec Israël. Mais il explique aussi les origines de sa passion pour les civilisations anciennes (grecque notamment) et pour la littérature française du XVIIᵉ siècle : Daniel Mendelsohn a récemment donné un cycle de conférences au Collège de France, où l’on a pu mesurer sa connaissance des grands auteurs du répertoire. Ce qui n’est pas surprenant : les classiques, d’Homère à Zola, il les lit en version intégrale. Les « Mémoires » de Saint-Simon (7 000 pages) lui ont ainsi pris six ans, à raison de cinq pages par jour. Qu’attend-on, à l’Académie française, pour lui attribuer toutes affaires cessantes le premier fauteuil disponible ?
Vous venez de publier une nouvelle traduction de « l’Odyssée » aux Etats-Unis. Pourquoi vous êtes-vous lancé dans ce chantier titanesque ?
Daniel Mendelsohn C’était fou, oui, absolument. J’ai mis six ans pour traduire « l’Odyssée » en anglais, qui a paru en avril de l’année dernière. Ce n’était d’ail…
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