Ce samedi 4 avril au Stadium de Toulouse, le jeune centre international des “rouge et noir” a éclaboussé de tout son talent le huitième de finale de Champions Cup largement remporté face à Bristol (59-26).
Attention, pépite ! On n’avait pas attendu le huitième de finale d’hier pour s’en rendre compte mais Kalvin Gourgues n’a pas déçu. Une fois de plus. Le joyau “rouge et noir”, qui découvre cette saison le niveau international – premières sélections avec les Bleus et premiers matchs européens avec le Stade – a une fois de plus éclaboussé la rencontre – sa première à élimination directe chez les pros – de tout son talent.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le centre toulousain a trouvé une place de premier choix dans le groupe face à Bristol, reléguant Chocobares sur le banc. Du moins momentanément puisque la commotion rapide de Barassi (6) a hélas trop rapidement provoqué l’entrée du Puma. Pas vraiment de quoi désorganiser la ligne d’attaque stadiste, à la fête sur l’île du Ramier face à une formation anglaise sans défense.
Alors que le Stade commençait à mettre sa patte sur la rencontre, Gourgues n’a pas lésiné sur les moyens pour enflammer le Stadium. Sur une action partie d’un renvoi visiteur avec un brin de réussite pour Ramos, qui récupérait son coup de pied rasant contré, le N.13 toulousain a déposé les défenseurs adverses et notamment Jordan d’une feinte de passe (Lebel à l’extérieur et Dupont à l’intérieur étaient au soutien) et d’une accélération fulgurantes pour un premier break (21-7, 16).
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Mais Gourgues n’est pas seulement un pur-sang, il est aussi fait d’un autre bois. Car il faut être sacrément gaillard pour résister aux charges (30) et tampons (32) que lui a infligés la défense anglaise. Présent à l’impact, n’hésitant pas à porter le ballon jusqu’au dernier moment sur la ligne d’avantage, il a donné de sa personne pour offrir de la continuité au jeu toulousain.
L’ovation du public du Stadium
Après s’être offert un doublé juste avant la pause à la suite d’une interception de Lebel (40), il a traversé le second acte en contrôle. Précis en défense (51, 57) même si Rees-Zammit l’a pris sur les cannes (60), parfait dans ses orientations de jeu et ses courses de soutien (53), il a donné à Thomas la possibilité d’atteindre la barre des 50 points en le servant au dernier moment sur un ballon de récupération pour cadrer à merveille son vis-à-vis (54).
Remplacé peu après l’heure de jeu par Kinghorn et supplée au centre par Thomas (62), il pouvait profiter d’une ovation dépassant largement celle accordée trois minutes plus tôt à Dupont. Quand on connaît le degré d’exigence du public stadiste, ça en dit long sur la qualité de sa prestation, récompensée à juste raison du titre d’homme du match.

