En Suisse, un patient s’est vu réclamer 930 euros après avoir annulé une intervention médicale à la dernière minute pour une urgence familiale. Une pratique légale, mais vivement contestée.
Un simple imprévu peut parfois coûter très cher en Suisse. C’est ce qu’a découvert un patient, qui a reçu une facture de 930 euros après avoir annulé son rendez-vous médical moins de 24 heures avant l’intervention. Une affaire révélée par le média suisse Nau.ch, qui relance le débat sur les frais d’annulation dans le domaine de la santé.
L’homme, de nationalité allemande, devait bénéficier d’une gastroscopie en Suisse, un examen obtenu après une longue attente. Mais, contraint de se rendre en urgence dans son pays d’origine pour des raisons familiales, il a dû annuler à la dernière minute. Une décision qui lui a valu une lourde pénalité financière de 930 euros.
Une sanction jugée disproportionnée
Surpris par le montant, le patient a tenté de négocier avec le cabinet médical. Il a demandé un nouveau rendez-vous, tout en sollicitant un geste sur la facture. En vain. Le médecin a exigé le paiement intégral, estimant que le créneau réservé avait été perdu. Il a même considéré que la relation de confiance était rompue, refusant de poursuivre le suivi.
Cette situation fait réagir dans le milieu. Car si rien n’interdit aux professionnels de santé en Suisse de facturer des absences annoncées sur le tard, certaines voix dénoncent des montants excessifs.
L’Association suisse des patients (ASP) juge le coût de ces frais d’annulation “très critiquables”. Elle estime que ces frais doivent rester proportionnés et tenir compte des circonstances, notamment en cas d’urgence imprévisible.

