Voici les cinq propositions de La Dépêche du Midi pour élire selon vous le meilleur premier centre ou numéro 12 de ces 30 dernières années.
Lee STENSNESS
Avant l’arrivée du Néo-zélandais, il fallait remonter 27 ans en arrière pour trouver trace d’un All Black à Toulouse.
En 1971, l’ailier Michael O’Callaghan (3 sélections) était le pionnier d’une longue lignée perpétuée notamment par le centre originaire d’Auckland entre 1998 et 2001. Surnommé à juste titre par ses compatriotes “Stainless”, traduisez “sans tache”, le furtif mais non moins efficace joueur remportera deux Boucliers dont celui de 1999 en évoluant à l’ouverture. Très discret en dehors, Lee Stensness a toujours privilégié le terrain comme lieu d’expression où ses actions faisaient souvent plus de bruit que ses paroles.
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Yannick JAUZION
1m93 pour 107 kilos. Avec ses mensurations, le Tarnais aux 73 sélections en Bleu aurait parfaitement pu jouer en troisième ligne. D’ailleurs ce n’est pas un hasard s’il fut surnommé “le platane”. Mis à part son incroyable robustesse, on retient surtout un joueur dont ce physique tranchait avec l’élégance qu’il déployait sur le terrain. Un “faux lent” qui transperçait les défenses et faisait vivre le ballon comme personne. Cette véritable tour de contrôle s’arrêtera après un symbolique 300e match en “rouge et noir”, l’épilogue d’une immense carrière nationale et internationale.
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Gaël FICKOU
Être dans un XV de légende sans avoir terminé sa carrière et à seulement 31 ans donne une idée de la grandeur du joueur. C’est le cas pour le Varois, formé à Toulon, mais qui a été révélé à Toulouse en 2012 et dont il a porté les couleurs jusqu’en 2018. Gaël Fickou c’est un centre complet, aussi à l’aise en attaque qu’en défense, et faisant preuve d’une sacrée régularité. 98 sélections avec les Bleus et 196 matchs de Top 14 pour l’un des derniers joueurs encore en activité façonné à l’école Guy Novès.
Pita AHKI
Un vibrant hommage pour un homme si discret. Les adieux avec Toulouse, au soir du 29 novembre 2025, suffisent à résumer l’impact laissé par le Néo-Zélandais. Ils ont aussi marqué l’ultime couronnement d’un joueur qui a tout gagné avec ce club en plus d’avoir conquis le cœur des supporters. À son arrivée en 2018, Pita Ahki a relevé les challenges de passer après Fritz, David et Fickou, de se remettre d’une grave blessure au genou puis de se faire une inamovible place dans un effectif étoilé. Infranchissable en défense, perforateur en attaque et leader par sa conduite irréprochable.
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Santiago CHOCOBARES
Il n’y a pas que les Néo-Zélandais qui apposent leurs griffes sur le jeu et l’histoire du Stade Toulousain. Les Pumas ne sont pas en reste, à l’image de Chocobares passé en quelques saisons de joker médical à titulaire indiscutable. Un statut acquis avec résilience, à l’image de son entrée anticipée et fracassante lors de la finale de la Champions Cup 2024. Le Sud-Américain sait insuffler la fameuse grinta argentine quand l’équipe recule ou qu’il faut avancer ballon en mains.

