April 4, 2026

Stade Toulousain – Bristol : "Essayer de se rappeler ce que ça faisait de voir les autres jouer à la télé", lâche Thibaud Flament

l’essentiel
Éliminés en demi-finale l’an passé par le futur champion bordelais, les Toulousains aborde les phases finales de Champions Cup avec un appétit décuplé. En attendant peut-être de recroiser la route de l’UBB dimanche prochain à Chaban-Delmas, premier rendez-vous ce samedi 4 avril au Stadium, face à Bristol, en huitième de finale (18h30).

À quoi vous attendez-vous face à Bristol ?

On sait que c’est une équipe qui va envoyer beaucoup de jeu, qui est très solide sur la conquête aussi, qui est très portée sur le jeu. Elle va s’appuyer sur ses atouts pour essayer de nous contrer.

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C’est une formation assez jeune au niveau européen… Qu’en connaissez-vous, vous qui êtes passé par le championnat anglais ?

C’est sûr que c’est une équipe qu’on n’a pas beaucoup croisée ces dernières années mais c’est une équipe qui est toujours là. Dans son championnat, elle fait des bonnes saisons depuis un moment. Moi, quand j’y étais, c’était déjà une équipe qui était portée vers le jeu, qui se structurait beaucoup, qui faisait du gros recrutement, un beau centre d’entraînement. C’est un club qui est dans une bonne dynamique et je pense que ce n’est pas un hasard si on le joue ce week-end.

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Est-ce que le fait de ne jamais avoir affronté Bristol rajoute quelque chose à la rencontre ?

 

Pour le coup, c’est ça qui est peut-être cool aussi sur la Coupe d’Europe, c’est de jouer une équipe qu’on n’a pas forcément l’habitude de jouer. Donc là, c’est l’occasion. Et puis aussi de jouer des matchs un peu différents, avec un enjeu qui est tout autre aussi. Mais c’est sûr qu’on ne les connaît pas trop, mais on a pu bien se préparer. On sait qu’ils vont tout envoyer.

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Vous envoyez également beaucoup de jeu. Comment éviter de tomber dans une forme de hourra rugby ?

On parle beaucoup de jeu, d’attaque, tout ça, mais le rugby, ça se gagne sur des basiques aussi. Et j’ai envie de dire surtout. On sait qu’on a un gros duel devant, sur la conquête. Ils ont une conquête qui est très sérieuse. Ils s’appuient beaucoup sur leurs touches pour aller marquer. Ils sont très peu contrés là-dessus. Donc, ça fait partie d’un des points sur lesquels il faudra être bons.

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Comment est le groupe dans cette période de “réunification”. Les internationaux français viennent de gagner le Tournoi et ils doivent se remettre dans le moule du club. Sentez-vous que cela prend un peu de temps ?

C’est un peu toujours la même chose. On se sépare, on se retrouve. Parfois, ça prend du temps. Parfois, ça se fait tout de suite. En tout cas, c’est quelque chose qu’on a l’habitude de vivre. Évidemment, on ne maîtrise pas tous les aléas, les petits pépins derrière la minute, etc. Mais le groupe a l’habitude de vivre un peu ces changements de dernière minute, ces réunifications. C’est sûr que la semaine dernière, ce n’était pas le match le plus abouti qu’on ait pu faire. Mais en tout cas, la semaine a été très sérieuse, appliquée, et on sent que le groupe va de l’avant. Je pense qu’on aura la réponse sur le match, mais en tout cas, je pense qu’on est dans une bonne dynamique pour ça.

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Ugo Mola disait que votre groupe, votre génération, peut marquer l’histoire du club et de ce sport en allant chercher d’autres titres. Est-ce que c’est toujours un levier alors que vous avez déjà beaucoup gagné ?

Oui, bien sûr. C’est pour ça qu’on est là. Si on arrête de croire et de vouloir ça, on sait que ça marque déjà la fin de tout ça. On a faim de tout ça et on continue de s’en nourrir pour avancer.

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Justement, l’an dernier, vous avez connu une déception dans cette compétition en échouant en demi-finale. Est-ce qu’il a été question de ça cette semaine ? Est-ce que vous en servez en termes de motivation ?

Oui, ça fait partie des choses qu’on se dit. Après, il y a plusieurs leviers de motivation, bien sûr, mais c’est sûr que ça fait partie des choses qu’on se dit pour essayer de se rappeler ce que ça faisait de voir les autres jouer à la télé. C’est quelque chose qu’on n’a pas envie de revivre.

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