Ce vendredi 3 avril, le parquet a de nouveau requis 14 ans de réclusion criminelle contre Loïck Jammes, Denis Coulson et Rory Grice, rejugés en appel devant la cour d’assises de la Charente dans l’affaire du viol en réunion d’une étudiante en 2017 après un match de Top 14. Les trois joueurs de Grenoble attendent leur verdict dans la soirée, voire dans la nuit.
Le ministère public a maintenu une ligne de fermeté. Ce vendredi 3 avril, à l’issue de son réquisitoire, l’avocat général Philippe Vique a requis quatorze ans de réclusion criminelle contre les trois anciens joueurs de Grenoble, Loïck Jammes, Denis Coulson et Rory Grice, tous rejugés en appel dans le dossier de viol en réunion. Le procès, ouvert la semaine dernière à Angoulême, doit désormais s’achever par le verdict attendu tard ce vendredi.
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L’affaire remonte à mars 2017. Les trois hommes sont accusés d’avoir violé une étudiante dans un hôtel à Bordeaux, après une soirée alcoolisée, en marge d’un déplacement pour affronter l’UBB en Top 14. Affirmant avoir été suivie par des joueurs après une soirée très alcoolisée, puis s’être réveillée nue, entourée de plusieurs hommes, elle avait porté plainte dans la foulée.
“Abasourdi par de telles réquisitions”
En décembre 2024, Jammes et Coulson avaient été condamnés à quatorze ans de réclusion, tandis que Rory Grice avait écopé de douze ans. Le parquet vient donc de demander un alignement à quatorze ans pour les trois accusés, ce qui alourdirait la peine prononcée initialement contre l’ancien troisième ligne néo-zélandais. Après les réquisitions, l’avocat de Denis Coulson a dit être “abasourdi” par des demandes de peine qu’il juge “sans aucun fondement”.
En face, les avocats de la partie civile ont insisté sur un autre enjeu : “L’avocat général a estimé que Rory Grice s’était impliqué pleinement dans le projet criminel. Il aurait prolongé le calvaire de la victime. Nous rappelons qu’il n’y avait pas de velléités punitives nous concernant. Peu importe la peine, tant qu’ils sont condamnés et qu’on reconnaît à notre cliente le statut de victime.” À ce stade, rien n’est encore tranché. La cour doit désormais se retirer pour délibérer avant de rendre sa décision.

