Pour contrer l’envolée des prix du carburant, Clara Chevalier, propriétaire d’une écurie en Vendée, a délaissé sa voiture au profit de ses chevaux. Elle effectue désormais tous ses déplacements quotidiens en selle pour économiser plus de 120 euros par mois.
L’essence est devenue un luxe, le sabot redeviendra-t-il la norme ? À La Tardière (Vendée), Clara Chevalier a tranché, constate Ouest-France : face à un litre de gazole dépassant les 2,30 euros, ses pur-sang espagnols ont remplacé le moteur diesel.
Un mode de locomotion “écolo-nomique”
Le calcul est vite fait pour cette responsable de l’écurie de la Péralière. “Un plein nous coûte 120 euros, alors qu’on était à 90 euros quand le diesel était à 1,50 euro”. En effectuant ses trajets de moins de 5 km à cheval, elle économise donc environ 30 euros par semaine, soit 120 euros mensuels.
À titre de comparaison, l’entretien d’un cheval ferré (environ 80 euros toutes les six semaines) s’avère bien plus rentable que le passage hebdomadaire à la pompe. “La voiture est devenue un moyen de locomotion de riche”, martèle la cavalière qui utilise désormais Pirulo et Jeruco pour se rendre à la pharmacie ou à la boulangerie.
Sécurité et lien social dans le bourg
Pas question pour autant de galoper n’importe comment. Équipée d’un casque et d’un gilet fluorescent, Clara Chevalier respecte strictement le Code de la route sur les 6 km aller-retour qui la séparent de l’école Saint-André. Cette initiative insolite ravit les habitants et les routiers, qui n’hésitent pas à couper leur moteur pour laisser passer les montures.
Selon Clara, cette pratique “débloque le dialogue” et redonne de la vie au centre-bourg, rappelant des souvenirs aux aînés tout en créant des moments privilégiés avec son fils Nathanaël, 4 ans, ravi de cette “surprise” à la sortie des classes.
La cavalière compte bien pérenniser cette habitude : “Tant que le prix du litre de carburant sera à plus de 2 euros, on continuera de monter à cheval”.

