April 1, 2026

Victor Wembanyama peut-il réellement être élu meilleur joueur de NBA dès cette saison comme il l’affirme ?

l’essentiel
Après un nouveau match à plus de 40 points ce lundi 30 mars, Victor Wembanyama passe petit à petit d’un statut de prétendant à celui de favori pour le titre de MVP, le meilleur joueur de NBA, comme le confirme le dernier classement publié par la ligue ce 27 mars, qui le place en tête.

Le “MVP Ladder“, classement provisoire pour le titre de MVP (meilleur joueur de la saison) actualisé chaque semaine, a placé en tête le Français Victor Wembanyama ce vendredi 27 mars, une première depuis le début de cet exercice 2025-26. S’il est régulièrement cité parmi les favoris le lancement de la saison, le dossier de “Wemby” semble avoir pris une autre dimension ces dernières semaines. Il l’a encore renforcé avec un match à 41 points ce lundi 30 mars face aux Chicago Bulls.

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Encore embêté par des problèmes de blessure sur la fin 2025, le pivot enchaîne désormais avec beaucoup plus de régularité. Surtout, cela se ressent sur les résultats de son équipe. Les San Antonio Spurs sont à 25 victoires sur leurs 27 derniers matchs (et restent sur 9 victoires consécutives). Avec un bilan de 57-18, ils ne cessent de se rapprocher du leader, Oklahoma City (60-16), et ont creusé un écart probablement définitif sur le 3e, les Los Angeles Lakers (49-26).

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Cette réussite collective est un prérequis pour prétendre à la distinction individuelle suprême de la NBA. À 22 ans, “l’Alien” continue de progresser, malgré un temps de jeu légèrement plus faible que l’année passée. Il est le 5e meilleur rebondeur de la ligue (11,4 rebonds par match), le meilleur contreur (3,1 contres de moyenne, une marque historiquement élevée), et dans le Top 15 des meilleurs marqueurs avec 24,5 points de moyenne sur les 60 matchs qu’il a disputés.

Un titre pas encore garanti

Surtout, l’écosystème NBA s’est récemment mis à faire de Victor Wembanyama son favori. Le déclencheur semble avoir été l’une de ses déclarations. Il a dit estimer qu’il devait “mener la course” au MVP, arguant notamment de son niveau défensif quand “la défense représente 50 % du jeu” et qu’elle est actuellement “sous-estimée” ce qui amène à une sous-considération du niveau de sa candidature. En effet, le niveau en défense de “Wemby” est hallucinant et le titre de meilleur défenseur de l’année semble lui être assuré. Aucun de ses concurrents ne l’approche dans ce secteur. Au vu de ces arguments, pourquoi le sacre du Français est-il toujours loin d’être assuré ?

Déjà, il le souligne lui-même, le niveau en attaque importe plus aux 100 journalistes qui élisent le MVP. À ce niveau, le pivot a plusieurs “lacunes” en comparaison avec ses principaux concurrents, Jokic, Doncic et, surtout Shai Gilgeous-Alexander, tenant du titre. Il ne fait “que” 3 passes décisives par match, son plus faible total en carrière.

LES. HIGHLIGHTS. DE. VICTOR. WEMBANYAMA. CETTE. NUIT. ud83cudf7f

41 PTS | 16 REB | 4 AST | 3 BLK | 30 MIN ud83dudcca

Son 3ᵉ match à 40+PTS cette saison, et surtout son season-high au scoring ud83dudc40

Les Spurs ont remporté 25 de leurs 27 derniers matchs ud83eudd75

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— 50 Nuances ud83cuddfaud83cuddf8ud83cudfc0 (@50NuancesDeNBA) March 31, 2026

Autre léger point noir, son pourcentage au tir qui, bien qu’en progression, est à peine au-dessus de 50 %, ce qui est assez peu pour un intérieur de sa taille. Enfin, il n’est que 14e au classement des meilleurs marqueurs de la ligue, bien loin des standards des derniers MVP qui, mis à part Jokic, auteur de saisons historiques en triple double (plus de 10 points, 10 passes décisives et 10 rebonds) de moyenne, ont toujours été dans les 5 meilleurs marqueurs de la ligue la saison de leur titre.

Une concurrence particulièrement relevée

Ce qui pourrait aussi jouer en la défaveur du Tricolore, c’est son âge et le fait qu’il devrait rafler le DPOY (Defensive Player of the Year, titre de défenseur de l’année), voire le MIP (Most Improved Player of the Year, meilleure progression de l’année). Les votants pourraient rechigner à lui permettre une telle razzia, surtout si jeune, car cela l’inscrirait d’emblée dans l’Histoire de la ligue, alors que la tradition veut que l’on fasse ses jalons avant d’être autant mis en avant. D’autant que, Wembanyama ne fait pas partie de l’équipe qui domine le classement NBA, ce qui rend une telle consécration d’autant plus improbable.

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Dernier obstacle, le niveau de la concurrence. Nikola Jokic tourne à nouveau en triple-double de moyenne, mène le classement des meilleurs passeurs et meilleurs rebondeurs, même si le classement de Denver (actuellement 4e de la conférence Ouest) devrait lui coûter un 4e MVP. SGA, le tenant du titre, est, lui, le meilleur joueur de la meilleure équipe de la ligue. Si son nombre de points est en baisse, c’est uniquement parce que son équipe est tellement forte qu’il a moins besoin de jouer et prend moins de tirs. Il a encore amélioré ses pourcentages au tir pour émerger à 55 % de réussite, une statistique impressionnante pour un joueur arrière. Il perd aussi moins de ballons et marque en moyenne 6,5 points dans le “clutch” (les derniers instants du match), ce qui en fait le meilleur de l’histoire depuis que cette catégorie statistique existe. Bref, il est encore plus propre que par le passé. Au vu de ces éléments, il reste, à l’heure actuelle, pressenti pour emporter un deuxième titre de MVP consécutif.


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