April 1, 2026

"Le droit et la boxe, ce sont mes passions": Juline Labaume, 20 ans, décroche son premier titre de championne universitaire

l’essentiel
C’est un titre qui marie ses deux passions : le droit et la boxe. L’étudiante en troisième année Juline Labaume vient de conquérir un titre de championne de France universitaire qui fera grand plaisir au sein de l’université Toulouse-Capitole. “La rigueur, la persévérance et la discipline” figurent sur le podium des valeurs de la jeune championne.

Championne de France universitaire, dans la catégorie des – de 60 kg : la jeune appaméenne Juline Labaume, longtemps licenciée au sein du club de boxe local, vient de décrocher un nouveau titre, à Paris, face à des concurrentes venues de Rennes, Lille ou Marseille. Elle en est ravie : “C’est mon premier titre universitaire, et c’est très important pour moi”, souligne la toute jeune championne, âgée de 20 ans. “C’est important également pour mon université de Toulouse-Capitole, qui suit de très près mon parcours”, ajoute-t-elle. La fac de droit toulousaine, au mois d’octobre dernier, l’avait d’ailleurs distinguée, lui remettant le “prix de la sportive de haut niveau”, un prix exceptionnel, que l’instance universitaire ne décerne pas chaque année.

Combats et galas au programme du printemps

Désormais, la jeune boxeuse se tourne vers de nouveaux défis. “La saison est loin d’être terminée”, explique-t-elle. Dans son collimateur, la ceinture Montana, un grand rendez-vous de boxe amateur, programmé au mois de mai prochain, en région parisienne, un événement qui rassemble plusieurs dizaines de champion (ne) s. “Il y aura des combats, des galas, pendant ce printemps”, reprend Juline Labaume, qui entend poursuivre sa progression chez les amateurs. “J’ai encore beaucoup de choses à apprendre avant de franchir le cap et de passer chez les professionnels”, souligne la boxeuse, qui ne s’interdit rien pour l’avenir. “D’ici trois ou quatre ans, on verra bien. Je suis encore très jeune”, poursuit-elle.

Droite dans sa boxe

“En attendant, je ne perds pas de vue mes objectifs, qu’ils soient sportifs ou universitaires”, reprend Juline qui n’oublie pas que les partiels de droit approchent : “Dans quinze jours”, frissonne la jeune étudiante, qui va d’abord plancher sur “le régime général des obligations”. Elle ne se dit pas impressionnée : “La boxe, c’est exigeant sur le plan mental, et on dit de moi que j’ai un mental d’acier. Dans ce sport, il faut de la rigueur, de la discipline et de la persévérance. Ne pas plier devant les difficultés. En droit, comme dans la boxe, il faut se donner les moyens de réussir. De la motivation et du courage : les deux choses se ressemblent beaucoup finalement”. Assidue lors des entraînements au sein du Boxoum, son club toulousain, Juline Labaume se penche sur ses codes juridiques avec la même volonté farouche.

Une passion qui grandit au fil du temps

Et ses deux passions mûrissent au fil des mois et des années. Dix ans de boxe, et son amour pour cette discipline n’a pas faibli. “Au contraire, elle a grandi”, confie Juline, heureuse dans son environnement sportif. “Mon club, à Toulouse, m’apporte beaucoup. J’ai l’occasion d’être confrontée à des professionnelles. Je peux progresser. Ma vision de la boxe a changé, après des périodes plus difficiles”, ajoute-t-elle. La jeune boxeuse accumule les titres : championne d’Occitanie, à l’automne, elle a cependant vécu un championnat de France compliqué, en début d’année. Confrontée à une redoutable adversaire, elle a su lui donner la réplique, mais sans l’emporter. “Je ne me suis pas laissée dominer, et j’ai fait un bon combat”, analyse-t-elle.

Un palmarès élogieux

Au total, Juline compte un palmarès déjà élogieux. Elle cumule en effet huit titres de championne d’Occitanie, et a été deux fois championne de France junior (-54 kg), avant ce titre de championne de France universitaire, conquis au mois de mars.

Un premier round avec le régime général des obligations

Austère et particulièrement technique : c’est une première épreuve consacrée au “régime général des obligations” qui attend l’étudiante en droit d’ici une quinzaine de jours. “C’est la période des partiels, et c’est très exigeant”, admet Juline Labaume, qui termine sa troisième année d’études. Elle tourne désormais son regard vers le master, et elle a déjà posé sa candidature. Elle n’a pas abandonné l’idée de présenter, par la suite, le concours d’entrée de l’école de la magistrature. Revêtir la robe noire de procureur de la République, c’est l’un des défis qu’elle envisage de relever.

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