À l’arrêt depuis plusieurs mois, le chantier des halles de Léguevin suscite l’incompréhension des habitants. Malgré les retards liés à des difficultés économiques et administratives, le porteur du projet assure vouloir relancer les travaux et vise une ouverture d’ici la fin de 2026.
Annoncées depuis plusieurs années, les halles de Léguevin n’ont toujours pas ouvert leurs portes.
Depuis plusieurs mois, le chantier est à l’arrêt, suscitant de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. “J’ai arrêté de croire que ça allait ouvrir… c’était un beau projet, mais pas sûr qu’il arrive à voir le bout vu l’état dans lequel il est ! J’espère me tromper !”, écrit par exemple Audrey sur une publication Facebook de 2025 annonçant l’ouverture prochaine des halles.

Jonathan Barthélémy, directeur des halles, assure toutefois vouloir relancer les travaux “dès que possible”, avec pour objectif de livrer l’ensemble du site avant la fin de l’année 2026.
À lire aussi :
Ce joli village près de Toulouse joue la carte de la gourmandise avec ses nouvelles halles
Après plusieurs reports et difficultés liés à la crise sanitaire, au retrait d’un investisseur et au non-règlement de plusieurs centaines de milliers d’euros par un copropriétaire, le groupe stéphanois Terroir, porteur du projet, attend désormais la validation d’un permis modificatif déposé en août dernier. “Dès qu’il sera validé, les travaux reprendront. Nous visons une ouverture avant la fin de l’année 2026.”
Le projet porté par Terroir se veut ambitieux. “Il s’agit d’un ensemble immobilier et commercial. Un premier bâtiment, le pôle médical, est déjà livré. Il abrite une pharmacie et plusieurs professions de santé. Le marché terroir, lui, sera un espace de 19 commerces de bouche et d’un restaurant.”
Selon Jonathan Barthélémy, la clientèle devrait avant tout fréquenter les halles pour y faire ses courses plutôt que pour s’y restaurer. C’est pourquoi il préfère parler de marché couvert. Tous les métiers de bouche doivent y être représentés. Et si quelques stands n’ont pas encore trouvé preneur, Jonathan Barthélémy se dit optimiste. “La base est solide. Beaucoup de commerçants nous suivent depuis le début.”
Terroir veut capter la clientèle de la grande distribution
Si le concept séduit les commerçants, selon Jonathan Barthélémy, c’est parce qu’il “répond à une tendance de fond”.
“La grande distribution, qui a longtemps écrasé les petits commerces, se tourne désormais vers le local et la proximité. Les artisans savent qu’ils doivent s’adapter. Notre modèle leur permet de rester indépendants tout en bénéficiant d’un emplacement attractif et d’une clientèle nombreuse. Ils ont un bail commercial, deviennent propriétaires de leur fonds, mais mutualisent la communication et l’animation.”
Des événements ponctuels sont aussi prévus pour mettre en valeur les produits et les artisans.
“Nous visons la clientèle de la grande distribution. Notre recette, c’est un grand parking de 180 places, une offre alimentaire complète et tout sous un même toit. Peu de projets en France réunissent ces trois conditions.”
À lire aussi :
“On partage l’inquiétude de la profession” : comment le Grand Marché de Toulouse fait face à la crise agricole
En conclusion, Jonathan Barthélémy tient à faire passer un message : “Nous sommes des investisseurs privés, sans subvention publique. Nous mettons notre argent, notre temps et notre énergie dans ce projet. C’est un concept auquel nous croyons profondément. Nous aimerions simplement que les gens comprennent que nous avançons dans un contexte difficile, mais avec la volonté ferme d’aboutir.”

