Alors qu’il présentait des signes évidents de crise cardiaque, Arben Aliu a pu quitter l’hôpital du Lindenhof à Berne. Il est décédé chez lui quelques heures plus tard seulement, le 14 février 2026.
Comment n’ont-ils pas détecté les signaux ? Cette question hante Nafije Aliu, la fille d’Arben, mort d’un infarctus du myocarde alors qu’il quittait l’hôpital du Lindenhof à Berne, quelques heures plus tôt. “Nous devons savoir pourquoi papa n’a pas survécu”, scande sa fille auprès de Blick.
La veille de son décès, Arben Aliu “se plaignait de douleurs lancinantes au niveau du cœur et de douleurs à la poitrine”, se souvient sa fille. Des signaux que le père de famille a ignorés : il s’est rendu au travail, lui qui était conducteur de tramway et de bus chez Bernmobil.
Plus tard dans la journée, les douleurs ne se sont pas atténuées. Arben Aliu a alors appelé son propre père pour lui faire part de la situation. Ce dernier lui a recommandé de se rendre à l’hôpital où des collègues ont fini par l’y emmener. De 22 heures à 1 h 50, il est ainsi examiné. Les médecins détectent alors une hypertension artérielle ainsi qu’un taux de troponine élevé.
Le taux de troponine a “temporairement dépassé 123”, confie sa fille à Blick, à qui elle a montré les documents de l’hôpital. Il est considéré comme un indicateur pour diagnostiquer un infarctus ou d’autres lésions cardiaques. Si ce taux est supérieur à 100, cela indique généralement une lésion importante du muscle cardiaque.
Mort quelques heures plus tard
En dépit de ces relevés, Arben Aliu sort de l’hôpital, peu avant 2 heures du matin. Moins de deux heures plus tard, il s’effondre chez lui, à Chiètres (canton de Fribourg). “Entre son taux élevé de troponine, la recommandation de consulter rapidement un cardiologue dans son rapport de sortie et ses antécédents familiaux, pourquoi n’ont-ils pas gardé Arben en observation ?”, s’interroge sa sœur. D’après l’autopsie, Arben Aliu est mort d’une crise cardiaque foudroyante.
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En 2023, le père d’Arben a lui aussi été victime d’un infarctus du myocarde. Il a été soigné au même hôpital que son fils. La famille exige des explications de l’hôpital pour comprendre comment le corps médical a pu laisser partir ce père de famille.

