March 28, 2026

"C’est la honte" : Vincent Moscato, qui se produit à Toulouse, revient sur ses vidéos virales où il dézingue les influenceurs de Dubaï

l’essentiel
De retour d’un séjour mouvementé à Dubaï, Vincent Moscato, qui se produisait au Casino Barrière de Toulouse ce vendredi, évoque – avec la gouaille qu’on lui connaît – la guerre, les influenceurs, son émission culte sur RMC et son attachement au Sud-Ouest. Une discussion où le rugby n’est jamais loin…

Dépêche du Midi : Les vidéos de vos vacances à Dubaï, au moment du déclenchement de la guerre en Iran, ont fait le buzz ; drôle de sensation de se retrouver en marge d’un conflit majeur ?

Vincent Moscato : C’était un moment un peu fou, notre génération n’a pas connu la guerre… Je pars en vacances voir un pote, on arrive le jeudi ou le vendredi, et le samedi, patatras ! Après, il ne faut pas exagérer, la guerre, c’est en Iran, au Liban, en Israël ; à Dubaï, c’était la guerre des boutons. Ils ont un dôme de fer qui arrête 95 % des missiles et des drones. De temps en temps, il y en a un qui passe quand même, ça a pété pas loin de nous. Mais quand il y a une alerte, ce n’est pas pour rire : il faut descendre au sous-sol. Après, les garages à Dubaï, si tu aimes les bagnoles, c’est plaisant, ce n’est pas le salon de l’auto à Millau ! Tu as des Ferrari, des Lamborghini, j’ai même vu une Ferrari 4×4. C’est le pays de l’oseille. Pour le reste, je ne suis pas plus courageux qu’un autre, mais je ne me suis jamais senti en danger.

Les vidéos où vous épinglez les influenceurs inquiets de la situation sont devenues virales…

Oui, parce que ce n’était pas Verdun. Je me fous d’eux, même si je trouve plutôt courageux que des jeunes partent à l’étranger pour gagner de l’oseille. Leur boulot, bon… au niveau moral, ce n’est pas terrible. Alors qu’ils ne se plaignent pas : ils se cassent là-bas et ils ont l’impression que l’État leur doit quelque chose… Ça ne me serait pas venu à l’idée de demander l’aide de l’État, c’est la honte.

Vous avez demandé à être rapatrié avec le porte-avions Charles-de-Gaulle quand même…

Ouais, bon, j’ai demandé, mais il n’est pas venu. Il a abusé de ma patience et je n’ai pas pu attendre (rires). Après, je suis un chat noir avec les voyages, je te jure. En 2012, je m’étais préparé comme une bête pour faire le marathon de New York, on arrive, et bim : annulé. Ce n’était jamais arrivé ! La tempête Sandy était passée, tous les clodos s’étaient noyés. Je te rassure, ils me l’ont annoncé à 17 h. À 18 h, j’étais à l’apéro. Je n’ai pas traîné. J’ai jeté à la poubelle tous mes produits diététiques et j’ai été me faire servir un Ricard, j’ai eu du bol parce qu’à New York, ils n’en ont pas tous.

Plus sérieusement, c’est quoi le secret de la longévité de Moscato ?

Ça fait plus de 20 piges que j’ai arrêté le rugby, j’ai l’impression que c’était hier. Et sur RMC, le Moscato Show a 20 ans et les shows marchent bien aussi. On travaille, mais il faut reconnaître qu’on est un peu gâtés par la vie.

Vous êtes devenu un peu un phénomène. Il y a le vocabulaire Moscato passé dans le langage commun…

Oui, les pompes à vélo, les trompettes… c’est sûr, c’est flatteur. J’ai un lien avec les mecs qui m’écoutent et avec les gens qui viennent au One Man Show. On parle beaucoup. Peut-être parce que j’ai cette formation rugby où tu deviens proche de mecs différents de toi, comme dans une mêlée.

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À quel moment avez-vous senti que la mayonnaise prenait sur RMC ?

Très rapidement… Je n’ai jamais douté, en vérité. Peut-être à cause de ma personnalité. La case était un peu vide. On a amené le Sud-Ouest, l’authenticité. Les médias étaient assez réservés aux Parisiens, il n’y avait pas d’accent dans les médias, aucun accent.

En One Man Show à Toulouse, sentez-vous que vous jouez à domicile ?

Oui, je me régale ici. Ça fait 15 piges que je viens dans cet hôtel (lieu de l’interview). J’étais au Creps ici. Et puis Toulouse, pour un rugbyman, c’est comme le Vatican pour un catholique. Tu vois, aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec l’abbé Lacroix, je lui ai demandé sa bénédiction. C’est un bon pote, Didier. C’est le taulier maintenant, un grand président. Demain (samedi), j’aimerais aller au stade, parce qu’il y aura Stade Toulousain-Montpellier avec Bernard Laporte.

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Les projets ?

Il y en a un peu au cinoche… mais d’expérience, les projets dans ce métier, plus tu en parles, moins ils se réalisent. Je suis à un tournant de ma carrière, j’ai 60 barreaux et encore 10 piges à travailler, il ne faut pas faire le mariole. Je ne peux pas partir à la retraite, je n’ai pas de jardin, la chasse, ça me casse les couilles, je ne vais pas attendre le dimanche pour aller au rugby. Tant que je suis en forme, je bosse. Comme Bouvard jusqu’à 92 ans !

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