Cédric Prizzon avait méthodiquement calculé sa cavale. À la suite de son arrestation, les autorités portugaises ont découvert un fusil, des espèces et des plaques d’immatriculation pour probablement brouiller les pistes.
Interpellé mardi soir 24 mars 2026, au Portugal, Cédric Prizzon, soupçonné d’avoir enlevé son ex-conjointe et son fils de 12 ans et demi est toujours placé en garde à vue dans ce pays. Alors que les corps de son ex-compagne Audrey Cavalié, 41 ans, et celui de son actuelle conjointe, Angela, 26 ans, ont été retrouvés sans vie “enterrés dans un lieu isolé”, également au Portugal, le principal suspect est toujours entendu par les enquêteurs après cinq jours de cavale.
Dans son véhicule, les forces de l’ordre portugaises, la Guarda nacional republicana, ont retrouvé de nombreux éléments attestant d’une méthodique préparation. Un fusil, des liasses de billets, de nombreuses plaques d’immatriculation, téléphones et ordinateurs portables… Cédric Prizzon devrait s’expliquer sur la présence de ces objets et de ce butin qui aurait pu servir à financer sa cavale. Les différentes plaques d’immatriculation retrouvées avaient sans doute pour but de brouiller les pistes. Et d’éviter d’être identifié. Cédric Prizzon était propriétaire de nombreux véhicules.
Piétonne mortellement fauchée à Toulouse
Ancien policier et ex-rugbyman, il vivait une relation conflictuelle avec son ex-conjointe, Audrey Cavalié. Condamné pour harcèlement et non-représentation d’enfant, il avait perdu la garde de son fils, aujourd’hui âgé de 12 ans et demi. Une situation mal vécue par cet homme qui n’a eu de cesse de ressasser sa rancœur, s’estimant victime d’un déni de ses droits de père. Au début des années 2000, Cédric Prizzon travaillait à Toulouse en tant qu’adjoint de sécurité au commissariat de l’Ormeau.
En 2005, au volant de son véhicule, il renverse une piétonne, mortellement fauchée. Cédric Prizzon est condamné, puis il part à Paris poursuivre sa carrière de policier entachée de nombreuses procédures disciplinaires. Il revient dans le Sud-Ouest et au début des années 2010, il fait connaissance, par le biais du club de rugby à XIII de Villefranche-de-Rouergue, de la future mère de son fils. Une union libre qui dure une dizaine d’années. Jusqu’à la rupture amoureuse et la perte de ses droits de visite après des épisodes de violence.

