Amputé d’une jambe après un grave accident de la route en 2008, Nicolas Lacambre participe au marathon de Montauban ce dimanche 28 mars (Tarn-et-Garonne). “L’homme de fer” s’engage sur de nombreuses courses pour changer le regard que porte la société sur le handicap. Il plaide pour de nouveaux droits.
Courir pour avancer, et faire avancer les droits des personnes en situation de handicap. Dimanche 29 mars, Nicolas Lacambre prendra le départ du marathon de Montauban (Tarn-et-Garonne). Une performance individuelle qui revêt des ambitions collectives. En 2025, amputé de la jambe gauche, il s’était lancé le défi de courir dix marathons avec une idée en tête.
“Je voulais mettre de la lumière sur le handicap pour que la Sécurité sociale rembourse les prothèses destinées au sport”, confie-t-il, avant de déplorer : “J’en ai même enchaîné 12, mais ça n’a pas suffi.” Si les prothèses du quotidien sont entièrement remboursées, celles dédiées à la pratique sportive restent à la charge des patients. Or, le prix d’une lame peut varier de 1 500 à plus de 5 000 euros, un frein financier à la lutte contre la sédentarité, “une cause de mortalité”.
Engagement quotidien
À travers les associations qu’il a créées, Nicolas Lacambre milite pour rendre le sport accessible à tous, dès le plus jeune âge. Son objectif : changer le regard sur le handicap et donner envie. “Quand les gens me voient courir, ça entraîne une remise en question. Ils comprennent qu’on peut être en situation de handicap et réaliser de telles choses.”
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En participant à ces compétitions, le natif de Gironde veut montrer que “tout le monde peut faire ces courses”. Pourtant, à l’inverse de Montauban, peu d’épreuves proposent aujourd’hui des catégories handisports, dont l’organisation reste souvent secondaire, comme l’a constaté Nicolas Lacambre. Le combat de “l’homme de fer” n’est pas terminé.

