Le site d’enrichissement de Natanz a été frappé par des attaques américaines et israéliennes, ce samedi 21 mars, a déclaré l’Organisation iranienne de l’énergie atomique. Cible récurrente des armées étrangères au pays, Natanz est l’un des principaux sites d’enrichissement d’uranium de la République islamique, indispensable au programme nucléaire iranien.
Nouvelle frappe contre le programme nucléaire iranien. Ce samedi 21 mars au matin, les États-Unis et Israël ont lancé une attaque contre l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, a déclaré l’Organisation iranienne de l’énergie atomique dans un communiqué.
“Aucune fuite de matières radioactives n’a été signalée dans ce complexe et aucun danger ne menace les habitants des zones environnantes”, précise cette même source. Au cœur de l’attaque, un site stratégique pour l’Iran et son programme nucléaire : l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz.
Un site particulièrement bien protégé
L’enrichissement d’uranium est une étape indispensable pour le nucléaire. Et ce à la fois dans le domaine civil et militaire. Cela permet de produire de l’électricité pour les centrales, mais aussi de fabriquer des armes atomiques. Seule différence entre les deux domaines d’activité, le niveau d’enrichissement. Alors qu’un enrichissement de 3 à 5 % suffit pour assurer la production électrique d’une centrale, une bombe nucléaire demande un uranium enrichi à 90 %.
En Iran, un site est particulièrement important pour cette activité : Natanz. Situé à 220 kilomètres au sud de Téhéran, au milieu du désert, il est l’un des plus grands sites d’enrichissement et l’un des mieux protégés.
Il s’étend sur plusieurs kilomètres et se distingue par son emplacement souterrain. Les centrifugeuses responsables de l’enrichissement ont été installées dans des halls souterrains creusés à 8 mètres de la surface. Toute cette structure est protégée par du béton armé afin de résister aux attaques aériennes.
En effet, Natanz est régulièrement victime d’attaques. Le complexe a déjà été bombardé au début du conflit, avec pour résultat plusieurs bâtiments endommagés. De même, en juin 2025, lors de la “guerre des douze jours”, des frappes israélo-américaines l’avaient visé.
Une activité nucléaire qui inquiète
Pour cause, l’activité nucléaire de l’Iran inquiète à la fois ses voisins régionaux et les Occidentaux. Israël considère que tout enrichissement qui dépasse les 20 % constitue une menace. Et Donald Trump a toujours été clair sur ses objectifs en Iran. Il souhaite neutraliser les stocks d’uranium pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
De son côté, la République islamique, qui ne possède pas d’arme nucléaire opérationnelle, dément vouloir se doter de la bombe atomique. Néanmoins, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en 2025, l’Iran possédait plus de 400 kg d’uranium enrichi à 60 %. Une quantité proche de celle nécessaire pour produire une arme nucléaire.

