March 21, 2026

"Je fais le plein, puis je rentre chez moi" : de nombreux automobilistes traversent la frontière franco-espagnole pour un carburant moins cher

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Pour de nombreux frontaliers, cette technique permet d’économiser plus de dix euros par plein alors que le prix du pétrole ne cesse d’augmenter.

Un peu plus de route pour de l’essence un peu moins cher. Dans un contexte de flambée des prix du carburant, de nombreux Français se rendent à la frontière entre la France et l’Espagne pour faire le plein de leur voiture, rapporte France 3 Occitanie.

“1,99 € à Perpignan contre 1,73 € ici, c’est intéressant. Je fais le plein, ensuite je vais faire les courses au Perthus puis je rentre chez moi !”, témoigne ainsi un Perpignanais. Cette manœuvre lui permet d’économiser plus de dix euros par plein.

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La différence de prix va s’accentuer ce dimanche 22 mars puisque le gouvernement espagnol prévoit de diviser par deux la TVA sur l’essence. Le Premier ministre Pédro Sanchez a décrété : “Pour vous donner une idée, vous allez économiser une vingtaine d’euros pour un plein d’essence avec une voiture moyenne”. Grâce à ces mesures, le litre devrait baisser de 30 centimes en moyenne, ce qui devrait ravir les frontaliers.

Les pompistes indépendants face à l’État

En France, arriver au même point s’avère compliqué. Dans un communiqué, l’organisation professionnelle représentative des Entrepreneurs Artisans de l’automobile et l’association “40 millions d’automobilistes” sonnent l’alarme : “Ces prix insoutenables démontrent que l’État reste le seul grand gagnant d’une fiscalité démesurée. Pour un litre de Gazole, le prix d’achat acquitté par le gérant est d’environ 2,27 €/L TTC. Des montants exponentiels qui ne comptent même pas la marge des pompistes, mais près de 60 % de taxes ou de contributions de l’État”.

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“On demande aux pompistes de faire des efforts, mais comment le pourraient-ils ? Ils achètent leur carburant plus cher que le prix que les Français jugent déjà acceptable”, déclare ainsi Pierre Chasseray, délégué général de “40 millions d’automobilistes”.

Alors, à l’image de l’Espagne, la FNA et 40 millions d’automobilistes demandent à l’État français une baisse des taxes. “1 centime de taxe représente 300 millions d’euros de fiscalité ; 10 centimes, c’est 3 milliards d’euros”, précise Pierre Chasseray qui dénonce ce refus du gouvernement de baisser les taxes.

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