Lors d’une réunion en début de semaine, les joueurs ont réclamé la tête des entraîneurs. Soutenus par le président, les coachs seront bien sûr le banc à Cahors mais la situation est loin de s’être apaisée.
Après un début de saison catastrophique, les Lourdais semblaient remonter la pente sportivement ces dernières semaines. Et pour cause, bons derniers pendant quasiment toute la saison, les joueurs du FCL ont quitté la place de lanterne rouge début mars après le succès à domicile contre Soustons (17-13) pour le compte de la 19e journée. Une victoire certes étriquée mais qui venait s’ajouter à celle contre Layrac le 8 février et Bergerac le samedi suivant. Un regain de forme qui n’a toutefois pas suffi à apaiser les tensions en coulisses. Car Lourdes connaît une saison plus que mouvementée après avoir dû reconstituer quasiment tout son effectif et son staff à l’intersaison après les départs de Christophe Dulong et Bastien Masseboeuf.
Un duo d’entraîneurs remplacé par Julien Laharrague et Stéphane Tisné qui n’a pas duré bien longtemps. Approximativement trois mois jusqu’à l’éviction de l’ancien entraîneur d’Oloron qui a fait les frais des mauvais résultats du début de saison : sept défaites et un match nul. Si le nouveau duo formé toujours par Laharrague mais avec Jean-Guy Pichoustre a relevé le FCL sur le plan sportif, avec trois victoires sur les quatre derniers matchs, la crise n’a pas été évitée.
Les joueurs réclament le départ des entraîneurs
Lundi, c’est une réunion qui a mis le feu aux poudres dans le Stade Antoine-Béguère. « Il y a des joueurs qui se disent cadres de l’équipe, qui ont été mis un peu de côté parce que leur performance était moins bonne. Les mêmes joueurs sont Lourdais et ils estiment que c’est à eux de jouer parce qu’ils sont Lourdais. Et le problème, c’est qu’ils ont tenté de faire un putsch », confie Bruno Horta. Une situation qui a presque poussé le président à donner sa démission. « J’ai dit aux joueurs que leur comportement provoquerait ma démission. Mais pour l’instant, je n’ai pas posé ma démission officiellement, confie le président. Parce que ça n’engage pas que moi, en fait. Ça engage tout le club. C’est notre engagement avec la mairie et tout ça. Ce ne serait que moi… Je pense que j’aurais tout planté rapidement. Il ne faut pas oublier que je suis bénévole. Quand j’ai pris le poste beaucoup de monde a dit que j’allais recevoir de l’aide, mais aujourd’hui personne ne m’aide. »
Reste que cette tentative de prise de pouvoir de la part d’une partie des joueurs pourrait peser lourd dans la fin de saison du FCL qui commençait à entrevoir le possible maintien en Fédérale 1. « Il faut que chacun reste à sa place. Que les joueurs jouent, que les entraîneurs entraînent et que les dirigeants dirigent. Si chacun reste à sa place, ça peut le faire », espère Bruno Horta.
Mais si certains joueurs ont réclamé le départ des entraîneurs, ces derniers ont reçu le soutien des dirigeants. « Ça ne fait pas sérieux de virer des entraîneurs alors qu’on en a déjà viré un en début de saison. D’autant plus qu’il ne reste que quatre matchs et qu’ils avaient bien remonté la pente. Là, il y a eu une amélioration dans le jeu, il y a eu une amélioration dans la préparation physique des mecs. Il y a eu une plainte comme quoi les entraîneurs manquaient de rigueur et de préparation. Mais le terrain ne montre pas ça. On fait confiance à nos entraîneurs », réaffirme le président du FCL.
Une situation qui pourrait s’apaiser en cas de victoire à Cahors mais qui dans tous les cas se réglera dans les prochaines semaines. « On a dit qu’on allait recevoir tous les joueurs un par un et qu’on prendrait une décision en suivant. Après, chacun prendra ses responsabilités et prendra son chemin », conclut le président.

