Fermé depuis 2006 et racheté en mai 2021 par Anne et Nicolas Prunières, le Royal Aubrac fait peau neuve pour devenir complexe hôtelier.
Cela fera vingt ans le 21 octobre prochain que le Royal Aubrac est fermé. Racheté par Roger Cousty en 2007, puis en mai 2021 par le couple Anne et Nicolas Prunières, originaire de Lozère, l’ancien sanatorium et colonie de vacances entame enfin sa mue. Des échafaudages ont été posés en vue de réaliser le complexe hôtelier. “Nous avons posé les échafaudages, quelque 12 000 pièces en deux phases. On attend le feu vert pour démonter, cela a pris du retard cet hiver à cause du gel”, dit Marlon Balard, cofondateur de l’entreprise Grand Sud Échafaudage (lire ci-dessous). Le chantier a pour objectif de réhabiliter le Royal Aubrac en complexe hôtelier. Le projet touristique qui s’étend sur 27 hectares, comprend donc la restauration du sanatorium pour le transformer en hôtel de 48 chambres, avec spa et un restaurant de 120 couverts avec 60 places en terrasse.
Le projet, tel que présenté à la mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) en novembre 2023, prévoit aussi la construction d’écolodges, un bâtiment de 650 m² environ, dit “Le Refuge” pour apporter un hébergement de groupes de 80 lits, un bâtiment de 280 m² dit “Le Perchoir” pour créer un restaurant saisonnier (75 couverts dont 25 en terrasse) qui serait situé soit sur l’antenne actuelle ou dans la zone des écolodges, associé à un parking de 10 places, la construction d’un espace “halle et patinoire, snack et bar” de 680 m² sur les actuels terrains de tennis et ancienne patinoire, la reconstruction d’un bâtiment technique existant de 450 m², plusieurs activités en plein air dont la création d’un potager, la construction de deux parkings, la création de pistes carrossables et piétonnes ou encore la plantation d’arbres pour créer des bosquets paysagers. “Un beau projet” résume Marlon Balard.
Le chantier se fait en deux phrases. La première phase concerne la réhabilitation de l’hôtel, du spa, de la salle polyvalente et du jardin potager. La salle d’accueil située derrière le Royal Aubrac qui sert habituellement au repas lors de l’événement des Traces du fromage n’était pas accessible début mars pour permettre les travaux. De bon augure pour redonner vie à cet emblématique bâtiment qui porte tant de souvenirs d’Aveyronnais. “Quand on installait les échafaudages, on nous posait beaucoup de questions”, conclut en ce sens Marlon Balard.
Une jeune entreprise Millavoise pour les échafaudages
C’est une belle vitrine du moins une sacrée devanture à laquelle s’attelle l’entreprise Millavoise Grand Sud Échafaudage en charge du Royal Aubrac. “On s’est lancé à l’été 2024 dans cette étape du bâtiment et cela marche bien, il y a de la demande”, résume Marlon Balard, l’un des quatre associés, amis d’enfance, qui ont fondé l’entreprise. Cette dernière emploie trois salariés et des intérimaires. “Nous sommes un peu les oubliés de la construction. Tout le monde nous voit mais sans connaître notre métier”, confie Marlon Balard. Et d’ajouter : “C’est un message positif, il y a de l’activité économique.” L’entreprise répond aux entreprises comme aux particuliers sur la région Occitanie voire plus loin puisque cette année, un marché a été décroché à Nice. Immeuble, bâtiment agricole, église, barrage hydraulique, et donc la rénovation d’édifice tel que le Royal Aubrac, l’entreprise Millavoise ne s’interdit rien et vient même de créer Grand Sud Filet pour la pose de filets de sécurité anti-chute.

