March 12, 2026

Colère des Etats-Unis après que l’Iran a miné les fonds marins dans le détroit d’Ormuz pour bloquer le trafic pétrolier mondial

l’essentiel
L’Iran serait en train de jouer une nouvelle carte dans le conflit armé au Moyen-Orient. Le régime des mollahs minerait en ce moment même le détroit d’Ormuz avec des mines sous-marines. Une action qui provoque une nouvelle fois la colère de Washington, qui a déjà détruit 16 navires suspectés d’installer ces explosifs.

Alors que le détroit d’Ormuz est fermé, l’Iran serait en train de miner cet axe fluvial crucial. Pour rappel, ce bras de mer entre l’Iran et les Émirats arabes unis est l’endroit par lequel circule 20 % du trafic maritime mondial du pétrole et d’hydrocarbures. D’après des renseignements américains consultés par la CNN, plusieurs dizaines de mines auraient été installées ces derniers jours dans le détroit.

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Selon Axios, un tel déploiement “constituerait une menace extrême pour la navigation commerciale dans la région et empêcherait tout acheminement de pétrole par le détroit”. Cependant, la navigation des pétroliers est déjà quasi-nulle en raison des menaces formulées par les Gardiens de la Révolution iraniens de détruire quelconque navire qui tenterait de franchir le détroit.

Une arme redoutable dans les mains de Téhéran

Au 11 mars, l’Iran disposerait toujours de 80 à 90 % de ses petites embarcations et navires capables de poser des mines. Chacune d’entre elles peut placer entre deux et trois mines sur les fonds marins selon les informations de CBS News. C’est ce type d’embarcations que les États-Unis ont frappé le 10 mars, amarrées mais visiblement armées de ces engins explosifs.

Le nombre total de mines dont disposerait Téhéran est inconnu du grand public mais l’on estime que le régime des mollahs détient 2 000 à 6 000 engins explosifs, de fabrication iranienne, russe et chinoise.

Le minage de cette voie de navigation pourrait avoir de nouvelles conséquences sur le prix du baril du pétrole. Même si ce dernier est en baisse après un pic à 120 dollars le baril de pétrole ce lundi 9 mars, les mines représentent un atout majeur pour l’Iran. Peu coûteuses mais également difficiles à détecter, elles peuvent rendre impraticable un axe fluvial en quelques heures seulement. Par conséquent, les prix pourraient remonter.

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L’Iran a déjà fait usage de ce moyen de pression lors de la guerre Irak-Iran dans les années 1980 en disséminant plusieurs mines de ce type dans le Golfe Persique. L’une d’elles avait notamment touché la frégate USS Samuel B. Roberts, qui avait d’ailleurs déclenché une riposte militaire de la part de Washington.

Les États-Unis prêts à intervenir

Après le bombardement des bateaux iraniens, supposés déposer des mines dans le détroit, Washington dit prendre au sérieux cette nouvelle stratégie de la part de Téhéran.

Les États-Unis ont d’ores et déjà une unité marine américaine spécialisée dans le déminage, stationnée à Manama au Bahreïn. La Task Force 56 peut notamment neutraliser ces explosifs sous-marins à l’aide de véhicules sous-marins autonomes équipés de sonars, de plongeurs et de robots télécommandés pouvant aller jusqu’à 90 mètres de profondeur.

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Donald Trump a menacé l’Iran sur son réseau social Truth Social de “conséquences militaires” si jamais il ne retire pas ces mines, en ordonnant un déminage immédiat du détroit. Le président américain a aussi avancé l’idée d’utiliser des missiles similaires à ceux utilisés pour détruire les bateaux des trafiquants de drogue dans les Caraïbes.

“If Iran has put out any mines in the Hormuz Strait, and we have no reports of them doing so, we want them removed, IMMEDIATELY!” – President Donald J. Trump ud83cuddfaud83cuddf8 pic.twitter.com/WeX6rE4Uw1

— The White House (@WhiteHouse) March 10, 2026

Des menaces qui s’inscrivent dans la promesse écrite du président américain sur Truth Social : “Si nécessaire, la marine américaine commencera à escorter les pétroliers dans le détroit d’Ormuz, dès que possible. Quoi qu’il arrive, les États-Unis garantiront la LIBRE CIRCULATION DE L’ÉNERGIE DANS LE MONDE”. À noter que pour le moment, une telle escorte de navires pétroliers par la marine américaine n’est pas à l’ordre du jour selon général Dan Caine, lors d’un briefing à l’armée américaine.


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