Un conseiller bancaire d’Antibes est soupçonné d’avoir détourné 91 000 euros sur le compte d’une cliente en imitant sa signature. L’enquête a mis au jour un train de vie “largement supérieur” à ses revenus.
Un conseiller bancaire à Antibes (Alpes-Maritimes) est accusé d’avoir puisé 91 000 euros dans le compte d’une cliente, raconte Nice-Matin. Tout commence lorsque cette cliente a remarqué plusieurs retraits d’espèces qu’elle n’a jamais effectués. Intriguée, puis inquiète, elle a alerté son agence. Très vite, les vérifications internes ont confirmé l’anomalie : les opérations ne correspondaient à aucune demande de la titulaire du compte.
Derrière ces retraits répétés, les soupçons se sont portés rapidement sur un employé de la banque. Selon les premiers éléments de l’enquête, ce conseiller bancaire aurait profité de sa position pour effectuer lui-même les retraits, en imitant la signature de la cliente. Au total, près de 91 000 euros auraient ainsi été prélevés au fil des mois.
L’établissement bancaire a alors reconnu l’irrégularité des opérations. La cliente a été intégralement remboursée et accompagnée au commissariat afin de déposer plainte. L’affaire a été confiée à la brigade financière.
Un train de vie luxueux
Les investigations ont conduit à l’interpellation du suspect lundi matin. Le train de vie “largement supérieur” à ses revenus déclarés a mis la puce à l’oreille aux policiers. Une partie de l’argent détourné aurait servi à financer le leasing d’une Tesla, mais aussi l’achat d’un appartement estimé à 150 000 euros en novembre dernier.
Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont également découvert plusieurs biens considérés comme des signes de dépenses importantes : produits de luxe, chaussures et vêtements de marque, plusieurs téléviseurs ou encore un robot cuiseur.
L’enquête a révélé aussi que certains fonds ont transité par les comptes bancaires de sa mère et de son frère. Ces derniers n’étaient pas au courant de l’origine frauduleuse de l’argent. Les sommes auraient été déposées en liquide avant d’être renvoyées par virement. Tous deux ont été entendus puis relâchés sans poursuites.
Placé en garde à vue, le suspect aurait reconnu les faits. Il dispose désormais d’un mois pour rembourser les sommes détournées afin de bénéficier d’une procédure simplifiée. À défaut, il risque jusqu’à cinq ans de prison ferme et une amende.

