Alors que la tricolore Aurélie Richard a décroché la médaille d’argent ce lundi 9 mars lors du Super-G, elle a été devancée par Varvara Voronchikhina, une para-athlète de Russie. La réintégration de la délégation de Russie dans la compétition suscite toujours de vives réactions.
Et de quatre médailles pour la délégation tricolore ! Aurélie Richard a remporté la médaille d’argent lors du Super-G disputé ce lundi 9 mars à Milan-Cortina. la jeune para-athlète âgée de seulement 20 ans s’adjuge sa deuxième récompense en l’espace de quatre jours seulement, elle qui s’était déjà hissée au deuxième rang lors de la descente.
“Celle-ci, c’est que du bonheur, s’est réjouie la Française, de passer la ligne et voir ce “2” s’afficher, c’était un soulagement. Cette deuxième place me suffit largement”, a commenté juste après la course la jeune Française. Elle a été devancée d’environ deux secondes par Varvara Voronchikhina, sacrée championne paralympique, offrant à la Russie son premier sacre sous ses propres couleurs depuis une décennie.
Vagues de critiques
Déjà médaillée de bronze en descente deux jours plus tôt, Voronchikhina a donc devancé Aurélie Richard et la Suédoise Ebba Aarsjoe. Les Russes ont obtenu l’autorisation de revenir en compétition sous leur bannière et avec leur hymne, quatre ans après l’invasion russe en Ukraine. Varvara Voronchikhina décroche son premier titre paralympique, à 23 ans. En 2022, elle était présente à Pékin, avant que les Russes ne soient finalement bannis à la veille de la cérémonie d’ouverture, et quelques jours après l’invasion russe en Ukraine.
Mais en septembre dernier, un vote en assemblée générale de l’IPC, le Comité international paralympique, a rouvert la porte à une réintégration complète (avec drapeau et hymne) des comités russe et bélarusse. Il y a quelques semaines, l’IPC a confirmé l’invitation de 10 athlètes des deux pays pour prendre part aux Jeux, provoquant la colère de plusieurs nations, dont l’Ukraine, qui a notamment boycotté la cérémonie d’ouverture.
L’hymne russe a donc retenti ce lundi 9 mars, une situation qui a suscité l’hostilité d’une partie du public tricolore. “Si la Russe n’était pas là, la Française gagnait”, écrit un internaute sur X. D’autres sont plus virulents sous un article publié par L’Équipe : “Quelle honte” ou encore “Quel bonheur d’entendre l’hymne d’un pays qui en agresse un autre depuis plusieurs années et responsable de millions de victimes”.

