La réalisatrice iranienne Sepideh Farsi, en novembre 2025. TAKETO OISHI/THE YOMIURI SHIMBUN VIA AFP
La pluie de bombes qui s’abat sur l’Iran depuis près d’une semaine a chamboulé à plus d’un titre la vie de Sepideh Farsi, réalisatrice de « Put Your Soul on Your Hand and Walk ». Incarcérée pendant huit mois par la République islamique pour avoir caché un opposant politique – elle n’est alors âgée que de 16 ans – puis bannie de l’université, la cinéaste a depuis quitté son pays pour la France, où elle construit une œuvre partagée entre fiction et documentaire, qui dit les souffrances de l’exil et éclaire les angles morts de l’oppression. Sollicitée de toute part, l’urgence de l’actualité l’oblige à repousser ses multiples projets de cinéma (un biopic animé, un western musical « déjanté ») pour se muer en témoin éclairée mais ô combien bouleversée d’un conflit qui tient moins à ses yeux d’un mal nécessaire, que d’une tragédie inutile qui repousse le spectre d’une transition démocratique en Iran.
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Sepideh Farsi Le timing de cette opération est désastreux. Si Trump s’était décidé à attaquer les Gardiens de la révolution avant que ceux-ci s’en prennent à la population civile… Au lieu de quoi, il a ouver…
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