March 2, 2026

TEMOIGNAGE. "Cela faisait 11 ans que je n’avais pas pris de vacances" : deux hommes cambriolent un petit commerce pour dérober des gâteaux et des sodas

l’essentiel
Un cambriolage a frappé le magasin Non Stop Cahors, ouvert 24 h/24. Deux individus ont dérobé pour 600 euros de snacks et boissons. Le gérant doit maintenant gérer les conséquences financières et administratives.

“Je suis agacé, on se sent impuissant face à tout cela”, soupire le gérant de Non Stop Cahors. Le vendredi 27 février, le magasin de distributeurs ouvert 24 h/24 a été cambriolé.

“Vers 4 heures du matin, deux individus pénètrent à l’intérieur, à visages découverts, pour acheter des snacks”, raconte le gérant, encore un peu chamboulé. À peine dix secondes plus tard, camouflés sous leurs capuches, les deux hommes jettent une plaque d’égout sur l’un des distributeurs au fond du commerce. Quelques boissons et autres snacks sont dérobés. “Une heure plus tard, ils sont revenus sur place munis d’un cabas. Ils finissent de vider la machine. Ils n’avaient sûrement pas assez de place dans leurs bras”, commente amèrement le commerçant. Les deux individus repartent avec leur récolte, sans toucher aux autres automates.

Le gérant du commerce a porté plainte.
Le gérant du commerce a porté plainte.
DDM A.T.

“Financièrement, cela va être compliqué”

Le gérant du commerce voit tout cela depuis les caméras de surveillance. “Cela faisait 11 ans que je n’avais pas pris de vacances avec mes enfants… Nous sommes partis pour profiter trois jours, et cela est arrivé le premier soir”, regrette-t-il. Régulièrement, la nuit, il se connecte pour regarder si tout se passe bien. “Cela arrive qu’il y ait des petites dégradations. Ce n’est jamais rien de méchant”. Jusqu’à ce soir du 27 février. Le gérant se connecte à ses caméras, par habitude. Au sol, il remarque des bouts de verre. “J’ai remonté le fil et c’est là que j’ai vu les gens casser”. Depuis l’étranger, il parvient tant bien que mal à contacter la police cadurcienne, qui se rend sur les lieux.

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Le lendemain, sa compagne, qui est restée dans le Lot pour travailler, se rend rue de la Légion d’honneur pour constater les dégâts. “Elle a pu aller nettoyer, et bâcher le distributeur. Comme nous sommes un relais pour les colis Mondial Relay, le commerce reste ouvert. Il fallait à tout prix éviter que quelqu’un se blesse”, commente le commerçant. Ce dernier a attendu de revenir à Cahors pour porter plainte – ce qu’il a donc fait dimanche matin. Au final, le butin dérobé se compose de boissons type soda, de gâteaux, de snacks salés… Pour un total de 600 euros. “Je l’avais réapprovisionné juste avant de partir”, soupire le trentenaire. Cependant, les distributeurs d’à côté, eux, ont été épargnés. “Il faut croire que le lait et les sardines n’intéressent pas”, tente de s’amuser le Lotois.

Si le commerce reste ouvert, le distributeur lui est hors service pour une durée indéterminée.
Si le commerce reste ouvert, le distributeur lui est hors service pour une durée indéterminée.
DDM A.T.

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Aujourd’hui, le patron de Non Stop Cahors doit faire les comptes. “Financièrement, cela va être compliqué”, avoue-t-il. Il poursuit : “S’il est possible de le réparer, on le fera. Dans ce cas-là, il sera indisponible pendant quelques semaines. Et s’il faut le remplacer entièrement, ça sera pendant plusieurs. Un distributeur comme cela, ça coûte 5 000 euros hors taxes, sans livraison ni installation”. À côté de cette activité de distributeurs automatiques, le Lotois a une autre activité professionnelle. “Cette entreprise rentre tout juste dans ses frais. Cela fonctionne assez bien. Là, je ne sais pas…”, souffle-t-il. Le gérant du commerce cadurcien conclut : “On est arrivés à Cahors il y a un an. On fait tout nous-même, on a construit cela sans aide. Les gens se plaignent qu’il n’y a rien la nuit, mais quand on fait quelque chose…”. Depuis ce matin, le Lotois enchaîne les appels entre la police pour suivre l’enquête et les assurances dans l’espoir de se faire rembourser.

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