L’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo dans les locaux du Parlement européen, à Bruxelles, le 12 novembre 2024. WIKTOR DABKOWSKI/ZUMA/SIPA
« Quand on dit que je suis d’extrême droite […], vous ne croyez pas que ça me blesse ? » C’était le 8 février, sur le plateau de BFMTV. La candidate à la mairie de Paris Sarah Knafo, tout en se plantant lourdement sur le prix du pass Navigo annuel (52 euros, au lieu de 998,80 euros), déclarait, offusquée, « prendre comme une insulte » le fait qu’on ose la placer à la droite de la droite. La militante de Reconquête !, très impliquée dans le parti et compagne du leader Eric Zemmour, a pourtant rallié le groupe le plus extrémiste du Parlement européen, l’Europe des Nations souveraines (ENS, 28 membres), considéré comme encore plus radical et encore moins fréquentable que les Patriotes pour l’Europe (PfE), troisième groupe de l’hémicycle, dans lequel siègent entre autres le Rassemblement national (RN) et le Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, et que les Conservateurs et Réformistes européens (ECR), qui accueillent notamment Marion Maréchal et les élus du parti postfasciste Fratelli d’Italia de la dirigeante transalpine Giorgia Meloni.
Rien n’obligeait Sarah Knafo à rejoindre le sulfureux groupe. Elle est la seule des cinq eurodéputés élus sous l’étiquette Reconquête ! en juin 2024 à l’avoir fait, alors qu’elle aurait parfaitement pu figurer parmi les « non-inscrits ». L’Europe des Nations souveraines, dont elle est vice-président…
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