March 2, 2026

ENTRETIEN. XV de France : "L’Italie ? Un des matchs les plus durs" Les confidences de Dorian Aldegheri après les 3 premiers matchs

l’essentiel
Le pilier droit vient d’enchaîner pour la première fois trois titularisations avec l’équipe de France. Avant la reprise du Tournoi, le Toulousain fait son bilan de ses premiers matchs et raconte la vie à Marcoussis.

Fabien Galthié expliquait après le match face à l’Italie, que tous les joueurs étaient contents de pouvoir souffler, pendant une semaine. Vous confirmez que cela a fait du bien ?

Oui, bien sûr. Surtout pour les joueurs qui ont un enfant en bas âge. Le revoir ça fait du bien. Heureusement que le staff nous a donné quelques jours de coupure après l’Irlande, parce qu’au final ça a un peu scindé le rassemblement. Parce que si on avait dû tout enchaîner jusqu’à cette pause, ça aurait fait vraiment long, plus de quatre semaines.

Votre famille a pu assister à un match ?

Non, c’était trop compliqué. Ma compagne Alizée travaille, et le petit est à l’école, donc… Surtout quand tu joues le dimanche, c’était compliqué de les faire venir.

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Mentalement cette pause a fait du bien, et physiquement c’était difficile aussi ? Vous sembliez être vidé avant de sortir face à l’Italie…

J’étais cuit, oui. Bon, après, je prends un shoot, quand même juste avant de sortir. Je place mal ma tête sur le dernier plaquage et je prends un coup… Mais globalement j’étais brûlé.

C’est l’enchaînement des trois matchs qui laisse des traces ou ce match face à l’Italie était vraiment compliqué ?

Franchement, je trouve que c’était un des matchs les plus durs. On a vu qu’ils avaient une grosse conquête. On était obligés de s’employer à 100 % au vu de ce qu’ils ont montré contre l’Irlande et contre l’Écosse. On savait que ça allait être un gros défi, donc voilà, j’ai tout mis, j’ai fait ce que j’ai pu. Je trouve qu’ils ont passé un cap. Franchement, depuis le début du Tournoi ils performent vraiment dans le domaine de la mêlée. Quand on voit ce qu’ils ont mis à Furlong, c’est un mec qui a sa carrière quand même…

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Vous avez semblé frustré à l’issue d’une mêlée, l’arbitre donne d’ailleurs 10 mètres de plus à l’Italie. Que s’est-il passé ?

Je suis un peu frustré et je fais le con. C’est de ma faute, je n’ai pas à râler, sanction méritée.

À 32 ans, vous venez d’enchaîner pour la première fois, trois titularisations consécutives avec les Bleus. C’est la preuve que le travail paye toujours ?

Oui, comme quoi (rires). Moi, je me donne à 100 %, je ne réfléchis pas. À 32 ans, à 33 ans, je ne réfléchis pas. Je me donne à 100 %, je bosse, et voilà, s’ils me mettent, tant mieux, s’ils ne me mettent pas, ils ne me mettent pas. Je me file à 100 % et je ne calcule pas, je ne réfléchis pas.

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Ça doit tout de même vous faire plaisir…

Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Après, il ne faut pas se leurrer, c’est aussi parce qu’il manque du monde. Mais j’essaie d’être à la hauteur. Des fois, ça passe. Des fois, ça ne passe pas.

À mi-parcours, quel bilan faites-vous de vos trois matchs ?

Personnellement, ça va. J’ai fait deux premiers matchs contre l’Irlande et le pays de Galles où j’étais plutôt satisfait. Après, c’est sûr que tout n’est pas parfait. Moi, je retiens beaucoup le négatif. Je pense que j’aurais pu faire mieux contre l’Italie, parce que forcément, la conquête, on avait vu que c’était solide. Et la mêlée contre l’Italie… Ouais, j’aurais pu faire un peu mieux je pense. Mais bon, ça n’a pas été ridicule, non plus.

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Vous avez passé beaucoup de temps à Marcoussis, comment vous occupez-vous quand vous n’êtes pas au rugby ?

Franchement, on est déjà bien occupé avec le rugby et tout. Sinon, on va voir des films au cinéma. Pas à Paris hein, parce que mine de rien c’est assez loin. Tu mets une vie à y aller, à revenir. Ça te bouffe toute la journée et du coup tu es frustré parce que tu as fait que de la route. Dès qu’il y en a qui vont en ville, je passe mon tour (sourire). Mais du coup on va au cinéma dans une ville pas trop loin. Après, on a un jour off dans la semaine et le lendemain on part au match donc on n’a pas non plus énormément de temps libre.

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L’année dernière, on vous a vu sur une vidéo à Marcoussis avec un matelas dans les mains… Vous pouvez raconter ce qu’il s’était passé ?

(Il rigole) C’est Damian Penaud qui avait bizuté ma chambre. Du coup, je m’étais vengé (il se marre). C’était l’année dernière. Cette année, c’est un peu plus calme. Il y a moins de folie. Non, mais c’était sympa, c’est marrant.

Pouvez-vous expliquer pourquoi vous jouez avec le maillot hors du short ?

(Il explose de rire) Il est trop grand. Il est beaucoup trop grand. Je le mets hors du slip, il est trop grand en longueur, mais aussi en largeur. Il est immense le truc, faut que Jean-Luc (Passard, l’intendant des Bleus) me mette la taille en dessous (rire) En fait, je l’ai pris comme ça sans faire trop attention et il ne me va pas.

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