April 16, 2026

Une femme retrouvée morte dans un champ en Aveyron : sa sœur est suspectée de l’avoir noyée dans 30 centimètres d’eau

l’essentiel
Une femme de 64 ans a été retrouvée noyée dans un champ en Aveyron, le 17 janvier dernier. Présentée comme un suicide par sa sœur, l’affaire a pris un tournant judiciaire quand cette dernière a été interpellée deux mois plus tard, soupçonnée de l’avoir noyée dans le champ.

Qu’est-il arrivé à Marie-Thérèse ? Cette femme de 64 ans a été retrouvée morte noyée dans un champ dans le nord Aveyron, à Saint-Symphorien-de-Thénières, le 17 janvier dernier. Un fait divers troublant qui a connu un rebondissement le 30 mars, avec l’arrestation puis le placement en détention provisoire de sa sœur cadette Monique, âgée de 54 ans, rapporte Midi Libre.

C’est un couple d’agriculteurs qui a découvert, le jour des faits, le corps de la victime dans un champ inondé. Sur cette même parcelle, sa sœur Monique aurait, au même moment, tenté de se suicider en se noyant, sans parvenir à mettre fin à ses jours. Elle a alors été prise en charge par les secours.

Deux femmes fragiles mentalement

Selon elle, sa sœur se serait suicidée car elle ne voulait plus vivre. Mais les enquêteurs saisis du dossier et le parquet de Montpellier envisagent une autre version : Monique aurait voulu mettre fin à ses jours et aurait entraîné sa sœur dans cette tentative de suicide, qui n’a pas abouti pour la cadette.

Les sœurs vivaient avec leurs deux frères dans une maison modeste de la commune aveyronnaise, dans des conditions précaires et avec le RSA comme seule ressource. La victime, Marie-Thérèse, présentait une fragilité mentale importante, à la limite de la déficience intellectuelle. Elle était suivie par un psychiatre et sous traitement lourd. Selon les enquêteurs, les deux femmes avaient des capacités intellectuelles limitées, mais des personnalités très différentes. La victime, effacée et calme, et sa sœur mise en cause, décrite comme colérique et autoritaire.

“Un assassinat au sein de la cellule familiale”

“Il s’agit d’un assassinat au sein de la cellule familiale d’une personne très dépendante, dans l’incapacité de pouvoir décider de son sort”, a commenté l’avocat général de la cour d’appel de Montpellier, rapporte Midi Libre, lors de l’audience, qui doit statuer sur le maintien en détention provisoire de la suspecte.

La décision est attendue ce jeudi 16 avril. Si l’instruction conclut à un faisceau d’indices suffisant, la mise en cause pourrait être jugée aux assises de l’Aveyron pour l’assassinat présumé de sa sœur.

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