Portrait de Jeffrey Epstein sur le site du ministère de la Justice des Etats-Unis. Immeuble de l’avenue Foch à Paris, où il possédait un appartement. VERONIQUE TOURNIER/HANS LUCAS/AFP-ADNAN FARZAT/NURPHOTO VIA AFP
« Parfois, j’ai l’impression d’être ta Ghislaine Maxwell parisienne, ahaha, nous sommes nées le même jour selon Wikipédia. » Ce 6 mars 2013, Aryna (le prénom a été modifié), une étudiante en droit à la Sorbonne d’origine russe, échange plusieurs e-mails au contenu explicite avec Jeffrey Epstein. L’homme d’affaires américain doit se rendre à Paris à la fin du mois. En prévision de sa venue, Aryna, âgée de 24 ans à l’époque, a été chargée d’agrémenter son séjour en lui organisant des rendez-vous avec des jeunes filles de sa connaissance : « Quatre Françaises sont excitées de te rencontrer. Trop cool. Je suis la plus excitée, la cinquième, car tu me manques », lui écrit-elle. Toutefois, elle tient à le prévenir : « Si tu as l’intention de jouer avec ces filles, s’il te plaît sois prudent et ne m’implique pas là-dedans, je veux garder une bonne image auprès d’elles, ne pas passer pour “une maquerelle”, tu vois ce que je veux dire. »
La tournure de ses e-mails laisse peu de doute sur le degré de connaissance par la jeune femme des démêlés judiciaires passés du financier aux Etats-Unis. Mais également sur le rôle trouble joué dans cette affaire par Ghislaine Maxwell, à la fois amante du New-Yorkais et rabatteuse de jeunes filles …
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