February 28, 2026

"Nous on garde espoir"! Esprit de combat à l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens

l’essentiel
Rassemblés hier soir devant l’usine, les personnels de Fibre Excellence et leurs représentants syndicaux ont échangé sur la situation qui reste tendue. Mais l’espoir demeure et les combats à venir se préparent.

Non, la situation n’est pas sécurisée. Et non, l’État “ne nous a pas offert une enveloppe de 150 millions d’euros”, lancent Sébastien Oustric et Nicolas Bruel. Les deux syndicalistes (CGT) ont encore en travers de la gorge “l’effet d’annonce du ministre. Ces 150 millions, c’est pour moitié une garantie sur les futurs investissements de l’actionnaire. Et l’autre moitié, c’est un étalement de la dette. C’est 150 millions qui ne coûtent rien ! Et c’est très largement en deçà des besoins réels de l’entreprise”.

Quant à la rémunération de l’énergie produite à Saint-Gaudens, la réunion du SIRI – Conseil interministériel de restructuration industrielle – jeudi s’est terminée sur une confirmation : l’État ne reviendra pas sur le tarif du mégawattheure.

“On verra… Nos juristes disent que c’est possible”. Mais en attendant, l’actionnaire a annoncé hier qu’il restait sur sa ligne de conduite et ne faisait pas de concession.

En parallèle, l’usine de Tarascon est à l’arrêt depuis ce vendredi soir pour une durée de 15 jours. Faute de réserve de bois, faute de trésorerie. “Elle risque ensuite d’être placée en redressement judiciaire”.

“Nous, on garde espoir”

” Et nous ? ” s’interrogent les personnels, confrontés à cette accumulation de mauvaises nouvelles.
“Nous, on garde espoir. Et on se bat. Bien sûr que la situation est tendue, bien sûr que la fermeture de Tarascon peut inquiéter”. Car sans être brillante, la situation à Saint-Gaudens est moins catastrophique, “on a du bois, on a encore un peu de trésorerie, le prix de la pâte à papier semble repartir à la hausse… Ce n’est pas le moment de déprimer, on a des arguments à défendre, on doit se battre”.

Prochaine étape de ce combat : Toulouse, vendredi prochain (6 mars). Rendez-vous est pris à la Bourse du travail, audience sera demandée au préfet de Région. “Parce que la situation n’est pas désespérée, elle mérite qu’on se batte, qu’on se mobilise”, ajoute Cédric Caubère. “C’est l’État qui a les clés du problème, c’est à lui de mettre l’usine sous sa protection”.

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