February 25, 2026

Pastoralisme ambulant : une recherche de berger pour un troupeau permanent à Thézac

l’essentiel
Le pastoralisme ambulant transforme le village de Thézac. Un troupeau de 300 agnelles parcourt 150 hectares de pâtures privées, favorisant biodiversité et prévention des incendies. Un berger permanent est recherché pour pérenniser cette initiative.

Depuis plusieurs semaines maintenant, le village de Thézac héberge des brebis venues du causse lotois dans le cadre d’un pastoralisme ambulant. Plusieurs propriétaires confient une partie de leurs bêtes à un berger pour former un troupeau de 300 jeunes agnelles qui rejoignent ainsi le Lot-et-Garonne voisin.

Joël Migot vient en aide au berger dans les vignes de Thézac.
Joël Migot vient en aide au berger dans les vignes de Thézac.
DDM – C.V.

Une surface élargie

Au fil du temps, cette pratique a pris de l’ampleur dans le petit village de Thézac et, aujourd’hui, ce sont quelque 150 ha de pâture entre vignes, parcelles en partie boisées, bois et autres champs qui sont mis à disposition par des particuliers. Comme le souligne Joël Migot, à l’origine de cette initiative, « les moutons se déplacent sur des terrains privés pour la plupart. Des parcs éphémères sont installés pour quelques jours et, selon un planning bien défini, les animaux sont conduits à la pâture ». Une pratique qui permet de nourrir les bêtes et d’entretenir des endroits peu ou pas accessibles à des engins agricoles et de limiter ainsi la fermeture des milieux, les rendant moins sensibles, également, au risque d’incendie. Ces paysages entretenus par le pastoralisme sont diversifiés et la biodiversité est préservée, voire enrichie. « Au départ, je voulais faire sur les trois communes de Thézac, Masquières et Tournon, mais les moutons ne restent pas assez longtemps, d’où l’idée, maintenant, d’avoir un troupeau permanent ».

À la recherche d’un berger

« Par le biais de l’Association pastorale libre de Thézac, ajoute Joël Migot, on est à la recherche d’un berger qui s’installerait sur la commune à l’année avec son troupeau et qui travaillerait aussi sur Masquières et le massif du Verdus, voire sur Tournon. Un projet qui nécessite des discussions avec les propriétaires et les agriculteurs intéressés ». Un candidat berger s’est déjà présenté, reste maintenant à considérer tous les paramètres pour que cela puisse se réaliser.
En attendant, les brebis lotoises vont reprendre les chemins, certaines retrouveront leur ferme, tandis que d’autres rejoindront le Mont Saint-Cyr, à Cahors, pour brouter l’herbe de l’Occitanie jusqu’à l’été prochain.

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