February 25, 2026

Début de salon en demi-teinte pour les producteurs Audois

l’essentiel
À mi-parcours du Salon de l’Agriculture de Paris, les producteurs Audois dressent un constat inquiétant.

Difficile pour les exposants de sortir un sourire en ce quatrième jour du Salon de l’Agriculture de Paris. Cette année, un constat global s’impose : la fréquentation est largement en baisse. Si pour l’instant, les organisateurs n’ont pas souhaité communiquer sur le nombre de billets vendus, les producteurs signalent une désertification qui, pour beaucoup d’entre eux, a eu une conséquence énorme sur leur chiffre d’affaires.

“Actuellement je suis à 55 % de ventes en moins, je pense qu’on sera en déficit sur cette édition. Malheureusement, ce qui est perdu ne pourra pas être compensé sur les prochains jours”, regrette Laurent Poloni, apiculteur à la Miellerie des Clauses. À l’aube du mi-bilan des 10 jours du Salon de l’Agriculture, il pointe “une tendance très mauvaise, avec le risque que l’année prochaine les producteurs décident de ne pas revenir”.

Même constat au stand des Celliers d’Orfée, qui enregistrent une baisse des ventes de vin de 35 %. “Lundi c’était vraiment la catastrophe, les allées étaient vides toute la journée. J’espère que ce week-end le monde reviendra, parce que là c’est triste. Je me doutais qu’il y aurait moins de personnes à cause de l’absence de vaches mais pas à ce point. J’espère que ce week-end cela ira mieux”, témoigne Cécile Arnaud, assistante commerciale à la cave coopérative des Celliers d’Orfée.

Peut-être par volonté de se rassurer, les producteurs audois cherchent des explications à cette carence. Si tous évoquent l’absence de vaches comme potentiel facteur, d’autres pointent le contexte économique, politique et agricole comme éventuellement responsables de cette faible affluence autour d’un rendez-vous pourtant très populaire. “Certaines régions ont été fortement touchées par les aléas climatiques de ces dernières semaines, peut-être cela joue sur le moral. Il y a aussi les comportements problématiques qui sont fortement médiatisés, comme la rixe de dimanche, qui peuvent faire peur aux gens “, soulève Laurent Poloni.

Un mauvais emplacement et des prix trop hauts évoqués

Le problème de la visibilité des stands région est également évoqué comme explication à cette baisse d’affluence. “Cette année, on est placé au 3e étage du hall 7, on est tout au bout du Salon. Le flux est bizarre, l’emplacement des stands n’est pas logique, les gens se perdent”, évoque l’un des producteurs de la cave coopérative Terre d’Expression à Fabrezan.

Cette 62e édition, le prix du billet d’entrée est passé à 17 euros pour les adultes et 9 euros pour les enfants. “Pour les familles de 4 cela fait un sacré budget, ils s’en sortent pour au moins 50 euros sans compter le prix des trajets et l’hébergement. Les produits de restauration sont aussi super chers, j’ai vu un sandwich à 20 euros ! Je comprends que les producteurs veulent amortir le coût du stand mais quand même !”, s’étrangle un consommateur au stand des Celliers d’Orfée.

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