Rassemblement du groupe pro-démocratie League of Social Democrats à Hongkong, en juillet 2021, à l’occasion du quatrième anniversaire de la mort de Liu Xiaobo. PETER PARKS/AFP
Pour aller plus loin
Les images de surveillance diffusées par le régime en juin 2017, le montrant en train de jouer au badminton ou de recevoir des soins, ne sont que propagande et mensonge. Un mois plus tard, en juillet, amaigri et affaibli par un cancer du foie, Liu Xiaobo, écrivain et dissident chinois, s’éteint à 61 ans, après plus de huit années passées en prison. L’homme qui a participé au mouvement de la place Tiananmen et dénoncé dans ses écrits les manipulations du régime de Pékin aura été étouffé jusqu’à son dernier souffle par le pouvoir communiste. Il est incinéré le lendemain. Ses cendres sont dispersées en haute mer. Pas de tombe ni de monument pour celui dont Pékin ne veut garder aucune trace.
L’écrivain était l’une des bêtes noires du régime communiste. Né en 1955 dans le nord-est de la Chine, il est déscolarisé pendant la Révolution culturelle (1966-1976) et rejoint l’université de Pékin en 1982. Profitant d’une relative ouverture impulsée par Deng Xiaoping, il devient professeur de let…
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