February 24, 2026

Il exhibe ses parties intimes dans un bureau de tabac et menace les personnels d’un Ehpad : l’homme maintenu en détention avant son procès

l’essentiel
Un lot-et-garonnais de 50 ans s’est vu refuser sa demande de remise en liberté, dans l’attente de son jugement le 9 mars prochain pour exhibition sexuelle, menace de mort ou acte d’intimidation envers un professionnel de santé.

“J’ai changé cinq ou six fois de cellule. Cela ne se passe pas très bien dans celle où je me trouve actuellement”, exprime le prévenu de 50 ans à propos de sa détention provisoire, effective depuis le 24 janvier dernier pour différents délits commis en l’espace de deux jours.

Le lot-et-garonnais est soupçonné de s’être masturbé le 22 janvier dans un bureau de tabac de la commune de Miramont-de-Guyenne. “Devant des jouets pour enfants”, lance le représentant du ministère public.

Deux jours plus tôt, c’est dans une maison de retraite de Clairac, où est accueillie sa mère, que le quinquagénaire aurait fait parler de lui en menaçant de mort, en évoquant une kalachnikov, le personnel de la structure. “L’individu leur a assuré qu’il les retrouverait et les réduirait en miettes, en poussière” a brièvement détaillé la présidente.

Troubles psychiatriques

L’homme souffrant de schizophrénie, explique avoir “manqué de discernement” lors de ces deux journées délictuelles, durant lesquelles il n’avait pu bénéficier de son traitement.

La demande de remise en liberté que ce dernier a formulée devant le tribunal judiciaire d’Agen lundi 23 février a été rejetée compte tenu de son profil psychiatrique, et de l’expertise dont il doit faire l’objet avant son procès, fixé au 9 mars prochain. La dangerosité potentielle du détenu, déjà dans le viseur de la justice pour des violences conjugales et des comportements agressifs à l’égard de sa mère, doit être évaluée par un professionnel.

Les faits dont il devra prochainement répondre devant la juridiction ont été qualifiés d’exhibition sexuelle, de menace de mort ou atteinte aux bien dangereuses pour les personnes à l’encontre d’un personnel de santé, et de menace, violence ou acte d’intimidation envers un professionnel de santé pour qu’il accomplisse ou s’abstienne de sa fonction.

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