February 24, 2026

Grâce à sa fusion, l’UIMM Occitanie devient la première chambre syndicale de France

l’essentiel
Opérationnelle depuis le 1er janvier 2026, l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) d’Occitanie entend peser de tout son poids pour défendre l’industrie à l’échelon régional.

Depuis le 1er janvier, les deux chambres syndicales régionales de la métallurgie ont fusionné pour donner naissance à l’UIMM Occitanie. Présidée par le Toulousain Didier Katzenmayer pour un mandat de trois ans, par sa taille, elle devient la première chambre syndicale de France (hors Paris) avec 709 entreprises adhérentes représentant 86 000 salariés dans dix départements. Pour ce nouveau chapitre, l’Union des industries de la métallurgie (UIMM) s’est organisée pour “être un syndicat de combat”.

Du lobbying pour l’industrie dans chaque département

Positionnée en relais du lobbying et de l’influence que mène l’UIMM à Paris, la chambre occitane a déjà défendu le crédit impôt recherche (CIR) auprès des parlementaires d’Occitanie. “Nous nous mobilisons pour défendre la compétitivité de nos adhérents, notamment autour du CIR, en expliquant aux services de l’État, aux députés et aux sénateurs pourquoi il faut pérenniser ce dispositif”, explique Didier Katzenmayer. Ce relais fin dans les territoires s’appuie sur des présidents d’antennes UIMM dans tous les départements.

Accélérer vers la défense et les ENR

Sur la feuille de route du syndicat qui rassemble de puissantes industries* figure le renforcement des acquis comme l’aéronautique mais surtout l’accélération sur les filières de demain. “L’Occitanie doit aller plus vite et plus loin sur les énergies renouvelables (ENR) et la défense qui ouvrent tous deux des voies de diversification et de croissance pour nos entreprises industrielles régionales qui doivent avoir une vocation duale désormais : civile et militaire”, prédit Didier Katzenmayer.

Attirer les jeunes talents

L’autre grand cheval de bataille restera l’attractivité des métiers afin d’attirer des jeunes filles et jeunes garçons vers les métiers de l’industrie. “Nous comptons 200 000 emplois non pourvus par an jusqu’en 2035 dont 20 000 pour l’Occitanie et 600 pour la Mecanic Valley dans le Lot et l’Aveyron”, chiffre Robert Gaiani, président de l’UIMM 46. L’UIMM anime quatre sites de formation à Beauzelle (31), Figeac (46), Montpellier et dans le Gard qui forment 1 800 alternants par an et 2 600 salariés en formation continue.

Pour se faire connaître des jeunes publics, l’UIMM va poursuivre ses actions lors du Rose Festival à Toulouse et des Déferlantes à Barcarès et continue d’aller à la rencontre des élèves en ouvrant les usines.

* automobile, aéronautique, spatial, ferroviaire, électronique, mécanique…

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