February 23, 2026

Près de 300 pilotes réunis à La Baguenaude 2026 : contre boue et tempêtes, le tout-terrain rayonne au pays du jazz

l’essentiel
L’édition 2026 de La Baguenaude a fait carton plein ce dimanche à Marciac (Gers) en séduisant 288 pilotes passionnés venus d’horizons variés. L’évènement s’impose comme un rendez-vous incontournable du calendrier tout-terrain du Sud-Ouest.

Beaucoup de monde au départ de la randonnée tout terrain, énormément de boue – surtout le matin – tout au long du parcours et des sourires à la tonne à l’arrivée. Tel est le résumé de La Baguenaude 2026 (100 km en deux étapes), parcourue dimanche depuis Marciac et dans ce « pays de jazz » connu aussi pour ses reliefs faits pour les deux-roues et redouté pour sa terre argileuse dès qu’il pleut…

En sous-bois, la terre restait amoureuse.
En sous-bois, la terre restait amoureuse.
DDM – U.D.

Un évènement menacé par les éléments

Voilà pourquoi, d’ailleurs, ce ne fut pas gagné d’avance pour les près de 300 participants (288 pilotes inscrits exactement !). Car, qui n’a jamais préparé ce type d’évènement « off road » (comme en VTT, moto tout-terrain, pédestre, auto 4×4, etc.), ne peut pas imaginer le travail colossal abattu en coulisses par le Moto-Club de Marciac (MCM) en prévision du jour J.

À Monpardiac, la montée « du défi » portait bien son nom… Les bénévoles ont sorti les cordes pour aider les participants !
À Monpardiac, la montée « du défi » portait bien son nom… Les bénévoles ont sorti les cordes pour aider les participants !
DDM – U.D.

Surtout quand, avant la rando, la météo pluvieuse douche tous vos espoirs d’accalmie et d’éclaircie. Et ajoutons au « tableau noir » que, face aux éléments déchaînés et aux risques potentiels post-tempêtes (Nils et Pedro), un arrêté officiel – aux raisons légitimes – peut vous ordonner de tout stopper avant même que cela n’ait commencé… Il n’en fut rien.

Un « filé » pour illustrer les secteurs « vitesse » où les pilotes pouvaient « mettre du gaz ».
Un « filé » pour illustrer les secteurs « vitesse » où les pilotes pouvaient « mettre du gaz ».
DDM, U. Domenichini

Solidarité de mise

À la faveur d’une météo redevenue clémente in extremis, le moto-club et ses sympathisants se sont unis pour sortir de l’ornière des tracas cumulés. La bravoure des un(e) s (les membres du MCM), la solidarité des autres (les pilotes inscrits jouant le jeu à fond) et l’union des forces vives (autorités, municipalités, associations partenaires, sympathisants du moto-club, etc.) ont fait en sorte que La Baguenaude, pourtant « trempée jusqu’aux os », ne soit pas tombée à l’eau.

Chacun à son rythme, dans les parties « hard » ou « soft » du circuit, a finalement carburé au plaisir de rouler.
Chacun à son rythme, dans les parties « hard » ou « soft » du circuit, a finalement carburé au plaisir de rouler.
DDM – U.D.

En bref et en coulisses

Souvenirs. La mémoire de Michel et André Mondin a été souvent évoquée pour rendre hommage à ces pionniers de La Baguenaude qui, dans les années 90, avaient fédéré autour d’eux toute une équipe (dont certains étaient présents dimanche) pour proposer d’abord un championnat de France d’enduro, qui a ensuite cédé sa place à l’actuelle rando sans chrono.

Ô les filles ! Seules trois concurrentes, parmi les 288 inscrits, ont pris le départ.

Les « Marshals ». Ainsi étaient nommé(e) s les 15 bénévoles du MCM qui assuraient, sur leurs motos, la sécurité de la rando.

L’esprit « maison ». À l’accueil des pilotes, un panneau donnait l’ambiance : « Le MCM vous souhaite une rando mémorable, glissante, avec de la boue plein les bottes et la tête remplie de bonne humeur. »

Et maintenant ? Le MCM donne rendez-vous à Clermont-Pouyguillès, les 30 et 31 mai (en partenariat avec le MC Clermont) pour le championnat de France de cross-country.

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