Disponible à la commande des mois avant, l’hybride rechargeable de la 3008 troisième génération est enfin arrivée l’automne dernier. Ceux qui ont eu la patience de l’attendre sont récompensés, le SUV de Peugeot ne manque pas d’attraits même si l’on aurait apprécié un meilleur agrément de conduite.
Au cœur d’une époque ou tout va toujours plus vite, sauf sur nos routes bien entendu, les retards de livraison ne sont pas tolérés. Ceux qui espéraient le 3008 hybride rechargeable depuis de longs mois ou plutôt ceux qui désespéraient de recevoir les clés (les premiers modèles devaient arriver fin 2024, ils ont été retardés au printemps 2025) l’ont enfin vu arriver en concession le… 14 novembre dernier. Une des raisons principales de cette interminable attente, les soucis rencontrés dans la production de la boîte de vitesses électrifiée e-DCS par Punch Powertrain en Lorraine.






Après une assez longue balade au volant du très soigné SUV de Peugeot, nous pouvons considérer que ceux qui ont patienté se voient aujourd’hui satisfaits. L’auto est réussie, elle affiche des performances très satisfaisantes conjuguées à de très raisonnables consommations. Si l’on ajoute la généreuse habitabilité et la présentation valorisante, la vie est souriante au volant de ce très chic SUV.









N’espérez pas réveiller la boîte
Avec cette troisième génération, le châssis du 3008 a perdu en plaisir de conduite mais beaucoup gagné en confort. Amortissement bien calibré, insonorisation « assourdissante », espace intérieur accueillant, des caractéristiques qui en font un vrai voyageur dont aucun membre de la famille se plaindra, sauf, peut-être, celui qui sera chargé de tenir le volant d’autant que la marque, depuis longtemps avait pris l’habitude de soigner ses « tenues ».









Le poids de l’ensemble, le train avant peu ambitieux encouragent le pilote à la raison et il adopte vire le réflexe de se « laisser conduire » sans jamais penser à aller voir ce qui se passe plus haut dans les tours. En ville, la boîte e-DSC7 est coupable d’à coups lors de certaines phases et sur la route, cette même transmission reste prudente et pas aussi réactive qu’espéré. On oublie assez vite ces inconvénients grâce à l’appétit de piaf de cette lionne, jamais exigeante, même une fois la batterie « séchée ». Un détail qui compte avec les caprices récurrents des prix à la pompe…
Habitacle soigné
Le volume du coffre (qui cache un logement très pratique pour les câbles) et la capacité du réservoir ne sont pas plombés par la présence des batteries, une jolie perf réalisée par les concepteurs.






Dès la finition de base, « Allure », l’équipement affiche complet ou presque (il y a même les feux full LED, la caméra de recul, le double écran HD…) Le deuxième niveau GT de notre véhicule d’essai reçoit en plus et entre autres, le hayon motorisé, les inserts extérieurs noirs, la navigation connectée ou encore le régulateur de vitesse adaptatif. L’habitacle, très soigné, agréable sauf si vous restez allergique au i-cockpit devenu « Panoramic » et assez spectaculaire… Matériaux choisis, revêtements réussis il faut quand même accepter quelques plastiques durs et assez ordinaires mais l’habitacle reste valorisant et bien fini.








Avec le 1.6 turbo essence plus puissant, un bloc électrique et une batterie musclés eux aussi (dans le groupe, les Citroën C5 Aircross et Opel Grandland bénéficient de la même mécanique) le 3008 dans sa version PHEV peut tenter les amateurs et beaucoup intéresser les sociétés.
LA FICHE
Longueur : 4445 mm
Largeur : 1840 mm
Hauteur : 1625 mm
Empattement : 2740 mm
Garde au sol : 198 mm
Volume du coffre : 588/1663 litres
Nombre de portes : 5
Nombre de places : 5
Capacité du réservoir : 55 litres
Diamètre de braquage : 1060 mm
Poids : 1953 kg
Énergie : Hybride essence électrique
Motorisation thermique : 4 cylindres 16 soupapes
Puissance : 150 ch
Cylindrée : 1598 cm³
Bloc électrique : 125 ch/92 kWh
Puissance cumulée : 195 ch
Couple cumulé : 300 Nm à 2000 tr/mn
Batterie : lithium-ion
Capacité : 17,8 kWh
Autonomie électrique : 93 km
Vitesse maxi : 220 km/h
0 à 100 km/h : 7’’8
Transmission : avant
Boîte de vitesses : automatique DCS7 7 rapports
Consommation mixte : 7 l/100 km
Rejets CO2 : 55 g/km
Puissance fiscale : 8 CV
LES +
– les performances
– l’aspect extérieur
– l’habitacle très soigné
– les matériaux de qualité
– l’ambiance à bord
– l’autonomie électrique
– la consommation
LES –
– agrément de conduite en baisse
– pédale de frein trop spongieuse
– un peu lourd et… malussé à 1 540 €
LE CHIFFRE
80 > Kilomètres. Donnée à 93 kilomètres, l’autonomie électrique réelle est, bien sûr, légèrement inférieure mais on peut viser, dans des conditions « normales », sans problème, les 80 kilomètres. Une distance appréciable dans l’utilisation quotidienne. Un gain considérable d’une trentaine de bornes par rapport à la version précédente.
LE DÉTAIL
Recharge > Ce n’est pas le point fort du SUV de Peugeot face à une concurrence toujours plus rapide pour remettre les batteries à niveau et les propositions de 0 à 80 % en moins d’une demi-heure. Le chargeur embarqué proposé en série n’est que de 3,7 kW et exige plus de cinq heures pour une recharge complète. En option, le chargeur de 7,4 kW réduit la « punition » ) un peu moins de trois heures. Un handicap qui ne gêne évidemment pas ceux qui chargent à la maison et repartent chaque matin avec « le plein ».
LE PRIX
47 990 €
LA NOTE
15/20

