Les 15 et 22 mars 2026, les électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler les conseils municipaux. Mais en cas d’absence totale de candidats, le scrutin ne peut tout simplement pas se tenir. La loi prévoit alors une administration provisoire sous l’autorité du préfet.
À l’approche des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, une question rare mais réelle se pose : que devient une commune si aucune liste, aucun candidat, ne se déclare avant la date limite du 26 février ?
Le cadre juridique est clair. En l’absence totale de candidatures, l’élection n’a pas lieu. Aucun scrutin ne peut être organisé, et le conseil municipal ne peut être constitué. Il n’y a donc ni maire élu, ni adjoints, ni assemblée délibérante issue des urnes.
Dans cette situation, le préfet intervient. Par arrêté, il institue une délégation spéciale chargée de « remplir les fonctions du conseil municipal ». Cette instance provisoire élit en son sein un président, qui exerce les fonctions de maire à titre transitoire.
Nouvelles élections convoquées
Les pouvoirs de cette délégation sont strictement encadrés. Elle ne peut accomplir que des actes de pure administration conservatoire et urgente. Elle ne prépare pas le budget, ne modifie pas l’organisation du personnel communal et ne peut engager les finances au-delà des ressources disponibles pour l’exercice en cours. L’objectif est d’assurer la continuité minimale du service public, sans engager l’avenir de la commune.
Des élections partielles doivent ensuite être organisées afin de reconstituer un conseil municipal, en principe dans un délai maximal de trois mois. Si, à nouveau, aucun candidat ne se présente, une nouvelle délégation spéciale est installée et de nouvelles élections partielles sont convoquées.

