Un assaillant a été neutralisé, vendredi 13 février, après avoir menacé des gendarmes avec un couteau, à l’Arc de Triomphe. Déjà condamné par la justice belge, l’interpellé a été identifié comme étant Brahim Bahrir.
Il venait de sortir de prison, en décembre dernier. Déjà jugé pour tentative d’assassinat en 2013, Brahim B. a été identifié comme l’assaillant de l’Arc de Triomphe, vendredi 13 janvier. Aux alentours de 18 heures, il s’est précipité sur un gendarme, muni d’un couteau et d’une paire de ciseaux. Le représentant des forces de l’ordre participait au service d’honneur de la cérémonie du ravivage quotidien de la flamme de la tombe du soldat inconnu.
Il “n’a pas été physiquement blessé, le couteau ayant buté sur le col de sa gabardine”, selon le Pnat. Un autre gendarme a alors fait usage de son arme de service pour le neutraliser. Transporté à l’hôpital, il est mort des suites de ses blessures.
Fiché S et condamné en Belgique
Ce Français était déjà connu de la justice était fiché S, selon le Parquet national antiterroriste. En juin 2013, il avait été jugé pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste, à Bruxelles. La justice belge l’avait condamné à 17 ans de réclusion pour avoir poignardé deux policiers à Bruxelles un an auparavant. Les faits étaient intervenus une semaine après des échauffourées avec les forces de l’ordre sur fond d’islamisme radical.
Né en 1978 en Ile-de-France, Brahim B. était arrivé à Bruxelles à bord d’un train Thalys, le 8 juin 2012. Quelques heures plus tard, il avait agressé deux policiers en contrôle de routine dans une station de métro de Molenbeek, un quartier populaire de la capitale belge. Les deux officiers avaient été blessés légèrement. L’assaillant avait expliqué vouloir se venger du gouvernement belge pour avoir interdit le port du niqad sur la voie publique. À l’époque, Brahim B. était considéré comme proche de la mouvance islamiste.
D’après l’enquête, Brahim B., qui avait été immédiatement interpellé, “portait sur lui des papiers reproduisant des propos identiques à ceux tenus par Sharia4Belgium”, un groupuscule islamiste radical actif en Belgique.
Un appel au commissariat de l’auteur
L’homme avait appelé auparavant le commissariat d’Aulnay-sous-Bois en disant qu’il allait “faire un massacre”, “tuer du flic”, selon une source proche. L’alerte avait été donnée par les policiers d’Aulnay, mais il n’avait pu être géolocalisé que lorsqu’il était sur les lieux de l’attaque.
Le parquet antiterroriste saisi
Emmanuel Macron a réagi à l’attaque en félicitant le sang froid des forces de l’ordre et en validant la piste de terroriste : “Face au terrorisme islamiste, la flamme républicaine résistera toujours”.
À l’Arc de Triomphe ce soir, alors que la Flamme était ravivée, une attaque terroriste a visé la Garde républicaine.
Je salue le courage et le sang-froid exemplaires de nos gendarmes et de nos militaires de Sentinelle : ils ont mis fin à l’attaque et évité le pire.…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 13, 2026
Le parquet antiterroriste avait annoncé aussitôt après les faits avoir ouvert une enquête en flagrance pour tentative d’assassinats sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et de participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle.
Elle a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, comme service coordonnateur, la police judiciaire de la préfecture de police de Paris et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Après son incarcération en Belgique, l’homme avait été transféré en France le 27 janvier 2015, selon le Parquet national antiterroriste. “Après avoir purgé sa peine”, il était “sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait, depuis, l’objet d’un suivi dans le cadre d’une surveillance judiciaire prononcé par le tribunal d’application des peines le 17 juin 2025”, a précisé le Pnat dans un communiqué. L’attaquant, domicilié à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, faisait aussi l’objet, d’une “mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance” (Micas) l’obligeant à pointer tous les jours au commissariat.

