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Le Nouvel Obs avec AFP
Le Premier ministre britannique Keir Starmer, à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 14 février 2026 STEFAN ROUSSEAU/AP/SIPA
Le Royaume-Uni déploiera « cette année » son groupe aéronaval dans l’Atlantique nord et le Grand Nord, dans le cadre d’une mission de sécurisation face à la menace russe, a annoncé ce samedi 14 février le Premier ministre Keir Starmer.
« Je peux annoncer aujourd’hui que le Royaume-Uni déploiera cette année son groupe aéronaval dans l’Atlantique Nord et le Grand Nord, centré sur le porte-avions “HMS Prince of Wales”, opérant aux côtés des États-Unis, du Canada et d’autres alliés de l’Otan (…) », a déclaré le dirigeant travailliste lors de la Conférence sur la sécurité de Munich.
Il a qualifié cette annonce de « démonstration forte de notre engagement pour la sécurité euro-atlantique ».
La France va elle aussi déployer son groupe aéronaval sur la zone en 2026.
« Hausse de 30 % » des navires russes en deux ans
Dans la foulée, le ministère de la Défense britannique a précisé que ce déploiement « avec des navires de guerre de la Royal Navy, des avions F-35 et des hélicoptères » a pour objectif de « dissuader l’agression russe et protéger les infrastructures sous-marines vitales ».
« Au cours des deux dernières années, le nombre de navires russes menaçant les eaux britanniques a augmenté de 30% », détaille encore le communiqué du ministère.
« Ce déploiement contribuera à rendre la Grande-Bretagne prête au combat, à accroître notre contribution à l’Otan et à renforcer nos opérations avec des alliés clés, garantissant la sécurité du Royaume-Uni chez lui et sa force à l’étranger », a déclaré le ministre de la Défense, John Healey, cité dans le communiqué de son ministère.
L’Atlantique Nord est la zone dans laquelle peuvent venir opérer les sous-marins russes quittant leurs bases de la flotte du Nord ou de la flotte de la Baltique, après avoir traversé le passage stratégique entre les côtes du Groenland et celles du Royaume-Uni, le GIUK (Groenland, Islande, Royaume-Uni), particulièrement surveillé par les alliés.
L’administration américaine a récemment mis beaucoup de pression sur le Danemark et l’Europe en affirmant vouloir acquérir le Groenland pour assurer la protection des Etats-Unis, accusant Copenhague et les Européens de ne pas faire assez face aux menaces russes et chinoises dans l’Arctique et implicitement dans l’Atlantique Nord.

