Alors qu’il doit composer avec de nombreux internationaux absents au moment de se rendre à Paris, à l’occasion de la 17e journée de Top 14, ce dimanche 15 février, le club “rouge et noir” n’en demeure pas moins ambitieux, à l’image de son ouvreur, momentanément revenu de son prêt à Colomiers.
Comment abordez-vous ce match au Stade Français à titre personnel ?
Déjà, on va essayer de faire une bonne prestation collective et après, individuellement, je vais essayer de faire le mieux pour l’équipe pour qu’on puisse vraiment faire une bonne performance collective. Que ce soit la charnière ou toute l’équipe, si on fait vraiment l’effort de respecter ce qu’on s’est dit dans la semaine, tout le monde collectivement pourra briller et essayer de ramener un bon résultat du Stade Français.
Cette semaine en plus à Ernest-Wallon après celle passée pour préparer la réception de Bayonne est-elle bénéfique ?
C’est sûr que plus je reste au club, plus j’ai le temps de m’adapter. C’est sur les petites connexions avec les coéquipiers, sur les petits détails, que ce soit sur les courses, sur les communications, sur les petits détails du jeu. Quand je reste plus souvent au club, au fil des entraînements, ça se fluidifie petit à petit. Les premières semaines, c’était un peu compliqué dans le sens de réapprendre les lancements et bien les codes. Bien sûr, il y a encore pas mal de petits pépins à régler dans mes connexions avec les coéquipiers mais je pense qu’au fil du temps, ça commence à arriver de mieux en mieux. Et moi, je me sens aussi de mieux en mieux collectivement avec les mecs autour donc ça vient petit à petit.
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Le calendrier très morcelé durant le Tournoi vous aide-t-il dans votre acclimatation ?
C’est sûr qu’il y a plus de temps de récupérer, d’analyser, de voir un petit peu ce qui a été bien et moins bien sûr les matchs, donc ça aide forcément.
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Comment vous êtes-vous senti face à l’Aviron ?
C’était un match qui était un peu compliqué. Je pense que ma prestation est un peu en dents de scie, où j’alterne le bon et le moins bon. Ça me servira d’expérience, parce que ce n’était pas un match facile avec les conditions. Et aussi, Bayonne était venu équipé pour essayer de nous gâcher un petit peu la fête à Ernest-Wallon. Ça me servira d’expérience, mais je suis plutôt satisfait du résultat de l’équipe à la fin, parce qu’on ramène les cinq points, donc c’est important.
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Le contexte sera différent ce dimanche à Paris, face à une équipe dont on sait qu’elle est dominante devant. Quand on joue à la charnière, est-ce que quand on prépare un tel match comme ça, on envisage la possibilité de passer une sale soirée ?
Le jeu, il passera aussi par nous, pour bien alterner, pour permettre aux avants d’être dans de bonnes conditions pour bien travailler et pour être les meilleurs possibles. Après, le Stade Français est fort sur les fondamentaux, que ce soit la conquête ou le combat, donc c’est ça qui va être la clé. Et surtout la bonne gestion stratégique. Donc si on met les bons ingrédients, que ce soit devant et dans la stratégie, après le jeu, c’est dans l’ADN de cette équipe, donc je pense que ça viendra. Mais c’est vraiment sur ces fondamentaux-là qu’il faudra être bons et rivaliser avec le Stade Français.
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Vous êtes assurés d’avoir, dans le pire des cas, huit points d’avance sur le troisième dimanche soir. Est-ce que cela peut vous libérer d’un peu de pression ?
Peu importe les matchs, que ce soit le staff ou les joueurs, on a tous la même exigence pour essayer d’aller faire des résultats à l’extérieur, ou même à domicile. Je pense qu’on ne regarde pas trop le classement, on est tous exigeants et on a envie de faire une bonne prestation. Que ce soit pour les mecs qui sont avec l’équipe de France ou pour les mecs qui sont blessés et qui ne peuvent pas jouer. Ça va être vraiment l’objectif de faire une grosse performance et de ne pas faire le déplacement à vide.
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Vous serez opposé à Louis Carbonel. Est-ce un rendez-vous que vous attendez ?
C’est sûr qu’il fait un gros début de saison. Après, je n’ai pas forcément fixé de rendez-vous. Il y avait Joris Segonds à Bayonne deux semaines plus tôt. Quand je regarde les compos, je regarde un petit peu qui est mon vis-à-vis mais je ne me prends pas forcément la tête à essayer de me monter la tête avec qui je veux avoir en face. Je vais juste essayer d’être dans mon match. Déjà, je vais me concentrer sur moi, ce sera assez important. Et après, on verra comment ça se passe en face aussi.
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Est-ce que ce match entre Stade Toulousain et le Stade Français, qui a été au début des années 2000 le “classico”, reste un match à part pour vous ou pas plus que ça ?
J’avais un peu les échos quand j’étais plus jeune. Après, je n’avais pas la chance d’avoir les droits télé chez moi pour regarder les matchs du “classico” et tout ça. Mais c’est vrai que des fois, quand je venais à Toulouse avec mes parents, je voyais les affiches dans le métro et des trucs comme ça, donc c’est vrai qu’il y a un peu cette saveur d’antan on va dire. Mais personnellement, ce n’est pas forcément quelque chose qui change plus qu’autre chose. C’est vraiment un match de championnat contre une grosse équipe donc c’est ça qui va être important. Après, la dénomination du “classico”, ça reste quelque chose qui résonne dans notre championnat, mais pour moi ça n’a pas forcément de signification particulière.
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Est-ce que votre retour au Stade Toulousain change des choses dans votre quotidien ?
Non, pas tellement. J’habite à côté donc ça me rapproche pour aller aux entraînements plutôt que d’aller à Colomiers.
Mentalement, comment gérez-vous le fait de préparer deux objectifs différents ?
C’est une bonne question. Je pense que depuis le début de la saison, j’étais quand même focus avec Colomiers. Je suis resté une longue période donc ça m’a permis vraiment de me plonger dans ce projet de jeu là et de me sentir bien collectivement. Ici, j’avais fait quand même des grosses périodes d’entraînement. Je n’avais pas forcément beaucoup joué mais je commençais à prendre des repères collectifs et à me sentir bien. Donc les automatismes sont revenus assez rapidement en revenant. L’encadrement autour a été super aussi pour me permettre d’être dans de bonnes conditions pour pouvoir jouer et ne pas trop me prendre la tête. Après, c’est sûr que ça demande un petit peu d’adaptation. Mais pour se projeter sur les objectifs de saison, c’est essayer d’être performant, peu importe l’équipe avec laquelle on joue, et d’essayer de respecter les deux clubs en mettant les ingrédients, que ce soit la semaine ou au match, en mettant l’envie et le travail nécessaires pour pouvoir espérer être performant.

