Licenciée au Tennis Club Auscitain depuis près de 60 ans, l’ancienne institutrice Marie-Dominique Couret en occupe la présidence depuis 20 ans. Avec une éternelle bienveillance envers la vie associative et les jeunes générations. Rencontre.
“On ne traîne pas dans les rues, on fait quelque chose.” En ce jour de mai 68, la voix de “Doudou” Justumus, emblématique capitaine du FC Auch, résonne encore aux oreilles de sa fille, Marie-Dominique.
“Alors, à 17 ans, j’ai choisi de m’inscrire au Tennis Club Auscitain”, explique celle qui, désormais, préside aux destinées d’une des plus grandes institutions sportives de la capitale de la Gascogne, fondée en 1932. Une fidélité sans faille, mue par son appétence pour la sociabilité : “J’aime le tennis, j’aime Auch. S’occuper du TCA c’est s’impliquer dans une association de la ville et puis il y a la proximité avec les personnes, avec les jeunes.”
Le mot est lâché. Celle qui, au départ, voulait être puéricultrice, pour finalement entrer à l’éducation nationale, en devenant, pendant quarante ans, institutrice en classe maternelle à l’école Saint-Paul, n’a jamais caché son attachement pour la jeunesse : “Dans ma carrière professionnelle j’étais plus la maman que la maîtresse. Mon travail a toujours été lié à l’enfant. C’est un plaisir d’être en relation avec eux. Ils nous apprennent des choses, eux aussi. La découverte est réciproque.”
Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi, une fois acté son départ à la retraite, celle que tout le monde, au TCA, appelle “Marie-Do”, s’est encore plus investie dans le club, “pour combler le manque”.
L’engagement au cœur du club
C’est elle qui accueille les plus petits, quand, avec leurs parents, ils poussent la porte du club-house de la rue de Barran. Dans le tumulte de la vie d’une association aux plus de 500 licenciés, “Marie-Do”, disponible sept jours sur sept (“j’habite à côté”), reste dans son élément : “Le bruit ne m’a jamais gênée. Même si, aujourd’hui, j’apprécie le calme.”
À tel point qu’elle a élargi ses compétences, en sortant des frontières du TCA, pour devenir juge arbitre, ainsi que responsable de la commission des jeunes au comité départemental de tennis, présidé par Delphine Vigneau.
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Une véritable vocation qu’elle a su transmettre à sa fille, Sophie, brillante joueuse (-2), qui, aujourd’hui, à 43 ans, est la responsable hexagonale des 7, 8, 9 ans, filles, à la Direction Technique Nationale de la Fédération Française de Tennis.
Une fierté pour la maman, mais aussi pour le papa, Jean-Michel Couret, conseiller sportif territorial et enseignant de tennis à la Ligue d’Occitanie : “Sophie, elle fait de son loisir et de son plaisir son métier, et c’est une grande satisfaction pour nous aussi.”
Décidément, chez les Couret, la petite balle jaune n’a pas fini de tourner. Et si, à 75 ans, “Marie-Do” reste toujours autant tournée vers le futur et les jeunes, c’est qu’ils lui ressemblent.

