Les cloches de l’église Notre-Dame de l’Assomption à La Garnache, en Vendée, suscitent bien des tourments puisqu’elles sonnent 726 fois durant la nuit. Une pétition de riverains demande au maire d’intervenir.
La Garnache, commune paisible de 5 500 habitants non loin de Challans, en Vendée, a un patrimoine local riche, composé notamment de l’église Notre-Dame de l’Assomption. Mais au milieu de cette apparente quiétude, un homme, Thierry Simonin, 62 ans, mène une “fronde” citoyenne pour lutter contre des nuisances sonores un peu particulières. Selon cet habitant de la commune, les cloches de l’édifice religieux résonnent 726 fois entre 22 heures et 7 heures du matin.
“Nous avons un beau carillon, qui sonne un quart de la mélodie à et quart, la moitié à la demie, et la mélodie complète à l’heure entière”, détaille-t-il auprès de France 3 Pays de la Loire. “C’est très sympathique, sauf la nuit”, renchérit-il en rappelant que le problème réside dans “la fréquence, la répétition et l’intensité de ces sonneries nocturnes”.
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“Avoir un repos correct et serein”
Loin de vouloir s’inscrire dans une polémique, ce dernier porte une pétition ayant recueilli une quarantaine de signatures pour que la mairie valide la mise en sourdine des cloches. “Ce que nous demandons, c’est uniquement une interruption nocturne, de façon à avoir un repos correct et serein, expose-t-il, en rappelant que le problème se pose surtout l’été. Ce sont des sonneries civiles, qui sont à la charge de M. le maire.”
Le premier édile de la commune avait déjà été alerté il y a huit ans, sans qu’aucun changement n’intervienne. “Aujourd’hui, on réactualise cette demande, elle est un peu particulière car elle nécessite de répondre à des aspects techniques, de vivre-ensemble, de patrimoine historique et économique aussi”, estime Thierry Simonin.
Selon une juriste au Centre d’information sur le bruit (CidB), il revient bel et bien au maire d’agir, ce dernier étant le garant de la tranquillité publique devant “réglementer cet usage par arrêté municipal, en conciliant la vie de l’église avec la tranquillité des riverains”. Si aucun accord ne parvient à être trouvé entre la mairie et le responsable de l’activité cultuelle, le préfet a autorité pour intervenir.
Dans ce contexte, le maire sortant envisage d’organiser une consultation de la population pour trancher la question.

