Des soldats présentés comme ougandais chantent dans une forêt ukrainienne, dans une vidéo postée le 11 janvier 2026.
Il dit s’appeler Francis. Une mine antichar fixée au torse, il est filmé et tenu en joue par un supérieur qui le pousse sans ménagement à avancer et l’insulte en russe : « Petit charbon de merde, tu seras un ouvre-boîte aujourd’hui. » Tête baissée, le soldat africain progresse dans un souterrain, résigné, vers sa mission suicide. Le Russe plaisante sans joie : « Il va aller sautiller dans la forêt. » Sur d’autres images, une dizaine de soldats africains en treillis entonnent un chant de guerre ougandais, « Omoto wa waka », au milieu d’un bois enneigé. Un autre soldat russe les filme, les qualifiant de troupes « jetables » : « Là où ils vont, ça va pas être la même chanson », s’amuse-t-il. Ces deux vidéos, partagées les 9 et 11 janvier sur la plateforme X, ont attiré l’attention mondiale sur le sort des « tirailleurs » de l’armée russe.
Combien sont-ils ? Au moins 1 500, peut-être 3 000 ou 4 000 selon certains chercheurs. Depuis un an, leurs témoignages de détresse affluent dans la presse internationale, entre ceux qui se retrouvent coincés dans la boue du Donbass, et les plus chanceux, capturés par l’armée ukrainienne. Le collecti…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Envie de lire la suite ?
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
S’abonner 7,99€ 3,99€/mois pendant 1 an
ou

