EXCLUSIF. Deux hommes de 26 et 30 ans, soupçonnés d’avoir multiplié les vols de métaux ces derniers mois à travers le Tarn-et-Garonne, ont été interpellés à l’aube par les gendarmes de la compagnie de Montauban. Des perquisitions ont permis la découverte de cuivre et de matériel. Le préjudice atteindrait plusieurs dizaines de milliers d’euros.
La traque s’est terminée à l’heure du laitier. Mercredi 11 février 2026, au petit matin, une vingtaine de gendarmes de la compagnie de Montauban surgissent à Montech et à Lacourt-Saint-Pierre (Tarn-et-Garonne). Deux hommes de 26 et 30 ans sont interpellés. Ils sont soupçonnés d’être derrière une longue série de vols de métaux qui empoisonne le Tarn-et-Garonne depuis des mois.
Dans les logements perquisitionnés, les enquêteurs de la brigade de recherches (BR) de Montauban trouvent rapidement des éléments qui parlent. Du cuivre, qui pourrait provenir d’installations de l’opérateur Orange particulièrement impacté par ces vols. Et toute la panoplie du parfait voleur de câbles : matériel pour sectionner, charger et disparaître en quelques minutes.
Une enquête patiente
Les militaires ne sont pas arrivés là par hasard. Depuis des semaines, ils pistent cette équipe expérimentée. Le déclic ? Des images de vidéosurveillance récupérées après l’un des vols. Puis l’identification d’un véhicule, grâce à sa plaque d’immatriculation. Les surveillances se mettent en place, les habitudes sont disséquées, les allées et venues notées. Jusqu’au feu vert donné pour le coup de filet.
” Le préjudice est estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros “, souligne la substitut du procureur, Liza Kratz. Les faits visés auraient été commis entre le 5 novembre et le 27 janvier 2026, aux quatre coins du département.
Des suspects peu bavards
Face aux enquêteurs, les deux mis en cause restent sur la réserve. Peu de mots, beaucoup de flou. Pourtant, les exemples ne manquent pas. À Saint-Aignan, encore, près de 300 mètres de câbles ont été dérobés au début du mois de février, laissant derrière eux dégâts et perturbations.
Mercredi soir, la parquetière a décidé de prolonger les gardes à vue. Les suspects pourraient être présentés à un magistrat dès jeudi, en vue d’une comparution immédiate vendredi.

