February 9, 2026

"Deux heures de pur enfer" "de quoi faire rougir la Corée du Nord" : les critiques incendiaires envers le film sur Melania Trump

l’essentiel
Le documentaire sur la femme de Donald Trump au budget colossal de 40 millions de dollars, suscite de vives critiques outre-Atlantique. Melania est qualifié “d’abomination” et de “démonstration de propagande”. 

“Deux heures de pur enfer”. Ce sont les mots utilisés par The Guardian pour qualifier Melania, le documentaire sur Melania Trump, sorti le 30 janvier dans plus de 1 500 salles de cinéma à travers les Etats-Unis. Une “honte”, étrille de son côté The Atlantic, critiquant par ailleurs son réalisateur Brett Ratner : “Il semble désespérément chercher de l’action alors qu’il n’y en a pas. Sa caméra suit la première dame comme un chien de salon.”

Ce “coûteux documentaire de propagande” a de quoi “faire rougir la Corée du Nord”, écrit The Hollywood Reporter, n’oubliant pas de rappeler les accusations d’agressions sexuelles pesant contre son réalisateur, Brett Ratner. “Mais comme beaucoup de personnes peu recommandables associées à Donald Trump, il semble avoir été gracié”, poursuit le média américain. Pour The Daily Beast, Melania est tout simplement “une abomination”.

Nombre de médias américains n’ont également pas manqué d’évoquer les sièges désespérément vides dans les cinémas américains. “Mon entretien avec Melania est prévu […] dans un grand cinéma qui semble avoir été nettoyé et vidé en prévision de l’événement, note Xan Brooks, la plume derrière la critique du Guardian, précisant être “seul dans la salle”.

À lire aussi :
“On dirait qu’ils vont à un enterrement” : la carte de vœux de Donald et Melania Trump provoque une vague de moqueries sur les réseaux sociaux

À l’inverse de la majorité de la presse américaine, la chaîne pro-Trump Fox News, elle, raffole du documentaire sur l’ex-mannequin slovène propulsée à la Maison Blanche. Qualifié de “triomphe”, la chaîne estime que c’est “un revers cuisant pour ses adversaires”.

Un investissement de 40 millions pour Amazon

Le documentaire dure 1h44 et suit Melania Trump pendant les 20 jours la séparant de la seconde investiture de son mari à la présidence des Etats-Unis. De la résidence du président en Floride à la Maison Blanche dans la capitale des Etats-Unis en passant par la Trump Tower à New York, l’ancienne mannequin de 55 ans enchaîne les rendez-vous avec ses stylistes pour préparer les tenues qu’elle portera le jour de l’investiture ou décider de la décoration à la Maison Blanche. Sans révélations fracassantes, le documentaire nous apprend toutefois que la mort de sa mère l’a beaucoup affectée et que son chanteur préféré est Michael Jackson. Des invités surprise apparaissent à l’écran, comme la Brigitte Macron avec qui Melania Trump s’entretient par visioconférence.

Financée par Amazon, la sortie du documentaire s’inscrit dans le contexte d’un net rapprochement entre Jeff Bezos, le patron de l’entreprise, et Donald Trump depuis plusieurs mois. Le fondateur du groupe américain a notamment bénéficié d’un siège au premier rang lors de la cérémonie d’investiture du 20 janvier 2025 au Capitole.

Selon les médias américain Amazon Studios aurait dépensé 40 millions de dollars pour distribuer le film. A cette somme se seraient ajoutés 35 millions supplémentaires pour en assurer la promotion, selon le média Puck.

À lire aussi :
Melania Trump : polémique, budget hors norme, fiasco annoncé… 4 choses à savoir sur le documentaire d’Amazon Prime sur la femme du président américain

Des médias interdits à l’avant-première

La veille de la sortie en salles, les reporters du New York Times, du Washington Post, de l’agence AP, du magazine Vanity Fair et une douzaine d’autres s’étaient vus refuser l’accès à l’avant-première du documentaire, qui s’est tenue au Trump-Kennedy Center, dans la capitale américaine. Un “bâtards” de la part de l’un des dignitaires de l’administration Trump avait été lancé à l’égard de la presse.

Aucune sortie dans les cinémas français n’est prévue, et l’Afrique du Sud l’a quant à elle déprogrammé en raison “du climat” actuel et des tensions avec Washington.

source

TAGS: