February 6, 2026

"Je ne peux me résoudre à accepter de telles mesures annoncées pour Toulouse au détriment des écoliers", Jean-Luc Moudenc écrit au ministre de l’Éducation nationale

l’essentiel
Fin janvier, en prenant connaissance de la baisse du nombre d’enseignants affectés à l’académie de Toulouse et pour la Ville rose à la rentrée 2026, le maire Jean-Luc Moudenc a poussé un coup de gueule et a écrit au ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray.

“Je ne peux me résoudre à accepter de telles mesures annoncées pour l’académie – et donc pour Toulouse – au détriment des écoliers Toulousains, des enseignants et des familles.” En campagne pour sa réélection aux élections municipales des 15 et 22 mars, le maire de Toulouse et président de Toulouse Jean-Luc Moudenc a poussé un coup de gueule au regard des annonces de la baisse du nombre d’enseignants affectés à l’académie de Toulouse et pour la Ville rose à la rentrée 2026. Fin janvier, il a écrit au ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray pour dire son désaccord avec ces dotations de postes en diminution, en partie la conséquence d’une baisse de la démographie scolaire dans le 1er degré (écoles).

2 635 élèves en moins dans les écoles du département

La Haute-Garonne s’attend, en effet, à perdre 2 635 élèves dans ses écoles, c’est le département de l’académie qui perd le plus d’élèves, indique le rectorat de Toulouse dans sa note sur les “moyens d’enseignement à la rentrée 2026”. Résultat, dix-sept postes de professeurs des écoles en moins sont pour l’heure programmés par le ministère pour le département : 94 postes sont concernés sur l’ensemble de l’académie de Toulouse dans le 1er degré, 84 dans le secondaire. À noter que le département gagne 137 élèves de plus pour atteindre un effectif global de 106 174 élèves, soit une hausse de 0,1 % par rapport à 2025 dans le second degré (collège et lycée).

Des “conséquences néfastes pour les écoles publiques”

Le maire de Toulouse ne peut se résoudre à une telle équation : “Une baisse des dotations, dit-il, accentuerait les conséquences néfastes pour les écoles publiques toulousaines, déjà mises à mal depuis plusieurs années par le manque d’enseignants. En effet, Toulouse souffre d’un déficit structurel d’enseignants remplaçants qui, malgré la bonne volonté des enseignants, met à mal la qualité des apprentissages, le bien-être des élèves et inquiète légitimement les familles, tous les jours plus nombreuses à me solliciter à ce sujet.”

Pour M. Moudenc, une diminution du nombre d’enseignants n’est pas concevable pour une ville qui gagne chaque année 6 000 habitants (plus de 500 000 au dernier recensement) et qui construit des écoles neuves (213 actuellement). « Seul le maintien des moyens permettrait de baisser les effectifs d’élèves partout et pas seulement en éducation prioritaire », estime le maire de Toulouse.

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