Le président de l’Institut du monde arabe Jack Lang est convoqué dimanche au ministère des Affaires étrangères pour être interrogé sur ses liens avec Jeffey Epstein.
La pression monte sur Jack Lang, sommé de s’expliquer sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, l’exécutif s’inquiétant que la controverse n’éclabousse l’Institut du monde arabe, qu’il préside depuis 2013. “L’Elysée et Matignon ont demandé au ministre des Affaires étrangères de (le) convoquer” pour qu’il réponde aux questions soulevées par la publication de millions de documents liés à l’affaire Epstein, a indiqué l’entourage d’Emmanuel Macron.
Il devrait “penser à l’institution”, l’Institut du monde arabe (IMA), établissement culturel emblématique dont il est à la tête, a-t-on ajouté de même source. Le Quai d’Orsay a de son côté indiqué qu’il était “convoqué”, le rendez-vous est fixé au dimanche 8 février.
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Jack Lang ne veut pas démissionner
Mercredi, l’ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, âgé de 86 ans, a formellement exclu de démissionner, invoquant sa “naïveté” face aux révélations sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein mort en prison en 2019.
Après avoir déclaré lundi “assumer pleinement (ses) liens” passés avec le financier américain, Jack Lang a de nouveau plaidé sa bonne foi mercredi, assurant qu’il ignorait tout du passé criminel de cet homme quand il l’a rencontré il y a “une quinzaine d’années” par l’entremise du réalisateur Woody Allen.
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Mentionné à 673 reprises
Aucune charge ne pèse contre lui et sa présence dans ces trois millions de documents n’implique de sa part aucun acte répréhensible. Mais la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d’intérêt avec le financier américain l’ont éclaboussé lui et sa fille Caroline. Cette dernière a démissionné lundi de la tête d’un syndicat de producteurs de cinéma.
“C’était un ami, ce n’était pas un intime. Il n’était pas du tout dans mon cercle proche d’amis”, a-t-elle assuré jeudi soir sur BFMTV. “Comment on pouvait imaginer des horreurs pareilles ?”, “je ne pouvais pas savoir. Et mon père non plus”, a-t-elle ajouté. Les appels à la démission de Jack Lang de la présidence de l’IMA se multiplient jusqu’au sein du Parti socialiste.

